Test :: Tactics Ogre: Les Us Cling Together ( PSP )

Notre test de Tactics Ogre: Les Us Cling Together
Tactics Ogre: Les Us Cling Together
  • Date de sortie : 14 février 2011
  • Console :
  • Éditeur : Square Enix
  • Développeur :

La vague impressionnante des rééditions sur PSP continue d’arriver sur l’Amérique du Nord. Aujourd’hui, nous accueillons un titre peu banal, puisque tout bon fan de jeu de rôle japonais a entendu son nom à un moment ou à un autre. Sortie en 1995 sur Super Nintendo, 7e au classement Famitsu des meilleurs jeux de tous les temps, il est celui qui a posé les bases du jeu de rôle tactique sur console. Jamais édité en dehors du Japon, il s’exporte enfin sous une version remise au goût du jour sur PSP. Partons tout de suite à la découverte de Tactics Ogre : Let Us Cling Together !
 
Des hommes et des guerres
 
Fait amusant, même s’il s’agit du premier jeu de la série sorti sur console, il porte la mention « épisode VII ». Comprenez par là que dans la tête des scénaristes, il y a déjà beaucoup de choses qui se sont passées avant. Ceci s’illustre pour un nombre conséquent de guerres entre les hommes habitants l’île de Valerian. Jusqu’au jour où un homme réussit à unir tout ce beau monde pendant un quart de siècle : le « Dynast King ». Malheureusement, à sa mort, les conflits reprirent de plus belle entre trois clans, les Bakram-Valerian, les Galgastans et les Walisters. Dans ces batailles, les villageois payent le prix fort et les scènes de massacre ouvrent la narration. C’est dans ce contexte que l’on découvre nos héros, Denam Pavel, membre d’un petit îlot de résistance des Waklister, sa sœur et son meilleur ami. Ensemble, ils vont s’engager de plus en plus dans le conflit opposant les trois nations, faisant parfois des choix difficiles, pour tenter de ramener la paix tout en vengeant la mort du père de Denam.
 
 
L’intrigue du jeu est impressionnante par sa maturité et sa complexité. Les enjeux politiques et militaires se ressentent dans chaque bataille importante et dans chaque scène de dialogue, nos héros plongeant petit à petit dans le cercle fermé des seigneurs de guerre. La petite histoire se mêle à la grande avec brio. Le jeu nous amène à quelques reprises devant des choix radicaux, qui changeront sensiblement la suite de l’aventure (notamment la relation entre le héros et son ami). Pour revivre les évènements importants, un système de ligne du temps vous permet de choisir n’importe quel évènement passé pour le revisionner. Plus tard dans l’histoire, vous pourrez même le rejouer avec votre équipe actuelle, afin de changer vos choix et donc débloquer un autre embranchement de l’histoire. Malheureusement, le jeu est uniquement en anglais, Square Enix n’ayant pas fait l’effort de traduire les scripts.
 
Des guerres et des armes
 
Comme nous le disions plus tôt, Tactics Ogre posa les bases du jeu de rôle tactique sur console. Si l’on pouvait craindre que ces bases aient vieilli, il suffit de quelques heures pour réaliser que la recette prend toujours aussi bien ! En voici les grandes lignes. Au début du combat, vous choisissez les guerriers qui iront au combat, selon certains paramètres (nombre fixe, personnages imposés…). Ensuite, l’écran dévoile l’ère de combat, une carte en damier avec la position des ennemis et différents reliefs (maison, falaise…). Après un cours dialogue, le combat commence, où les gentils et les méchants réalisent des actions à tour de rôle : avancer, utiliser une attaque, lancer une magie… Évidemment, la distance est capitale dans les affrontements, représentée par les cases du damier. Un personnage ne pourra avancer et attaque que d’un nombre de cases fixes. Ceci donne toute son importance aux archers et aux magiciens, affaiblissant l’ennemi avant que les guerriers arrivent au corps à corps. Le combat est remporté quand les conditions de victoires sont remplies (généralement venir à bout du chef adverse).
 
 
L’aspect tactique repose essentiellement sur l’utilisation des différentes classes de personnages : guérisseur, archer, magicien, guerrier, ninja… chaque classe possède ses forces et ses faiblesses, qu’il convient de bien utiliser pour mener le groupe à la victoire. Il est également important de bien préparer son attaque et sa défense, les ennemis n’hésitant pas à traverser le terrain pour mettre à terre vos guérisseurs. Bref, foncer dans le tas sans rien prévoir conduit généralement à la défaite ou à une victoire avec la moitié de vos troupes décimées. Quand on sait que chaque recrue possède trois vies, qui une fois épuisée conduisent à une mort définitive, on fait un peu plus attention à nos personnages. Car on s’attache à nos guerriers, à force de prendre du temps à les équiper, à travailler leurs compétences et à connaître leurs attaques et leurs forces.
 
Le passage par la case gestion de troupes est indispensable pour mener à bien cette guerre, chaque équipement pouvant faire la différence. Ajouté à cela des compétences à apprendre, des attaques spéciales, la possibilité de changer de classe à tout moment et un tout nouveau système permettant de revenir jusqu’à 50 tours de jeu en arrière pour peaufiner sa stratégie et vous comprendrez qu’il y a énormément de choses à faire espérer remporter la victoire finale. Quinze ans après, le jeu de rôle tactique procure toujours autant de plaisir de jeu et chaque bataille devient un défi en elle-même. SquareEnix a réussi le pari de conserver la jouabilité d’époque tout en rajoutant suffisamment d’options pour rendre le tout plus d’actualité. Comptez une cinquantaine d’heures de jeu pour voir le bout la première fois, et vous pouvez le doubler si l’on compte les trois fins différentes.
 
 
 
Des armes antiques, pour aujourd’hui
 
Afin de conquérir le public actuel, les graphismes ont également subi un lifting des plus agréable. Sans tomber dans l’ébauche graphique, nous retrouvons des graphismes ayant fait les beaux jours de la Playstation 1 pour les jeux de rôle tactique (notamment Final Fantasy Tactics). Les personnages miniatures sont bien animés et suffisamment détaillés pour que l’on reconnaisse les classes au premier coup d’œil. En fait, comme pour le reste, le compromis entre l’aspect visuel d’autant et des ajouts plus récents (les attaques spéciales, les Ninjutsus du Ninja) donne un charme indéniable aux jeux, pour que l’on puisse se plonger dans les batailles sans être gêné par les décors. Mention spéciale pour les scènes de dialogue avec les généraux, qui malgré une sobriété assumée retranscrivent toute l’importance de ces scènes.
 
Dernière surprise, et pas des moindres : les musiques. On retrouve les compositions de Sakimoto Hitoshi (Final Fantasy Tactics Advance, Final Fantasy XII) et Masuharu Iwata (FF XII, FF Tactics War of The Lion) avec grand plaisir, alliant à la fois thème épique et mélodie plus douce pour les moments de dialogue. Ajoutez à cela des bruitages et des doublages anglais de qualité et vous comprendrez combien et est agréable de parcourir cette aventure en compagnie de nos héros.
 

Avec cette réédition PSP, SquareEnix a réussi à allier le charme d’il y a quinze ans avec les technologies actuelles. Voici l’occasion de découvrir un monument du jeu vidéo, qui a posé les bases d’un genre pour les générations actuelles. Le plus impressionnant étant que ces bases tiennent toujours debout, pour un plaisir de jeu immédiat et une épopée épique particulièrement prenante. Avec Tactics Ogre : Let Us Cling Together, la PSP se dote d’un jeu de rôle tactique d’exception. Il serait dommage de passer à côté !

 


+ Pour
  • - Une intrigue riche et prenante
  • - Une gestion impressionnante de possibilités
  • - Des musiques de qualité
  • - Des combats épiques et tactiques !
- Contre
  • - Une difficulté parfois trop corsée
  • - Entièrement en anglais
  • - Beaucoup de notions à intégrer dans les premières heures
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 8.6

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