Test :: Final Fantasy IV: The Complete Collection ( PSP )

Notre test de Final Fantasy IV: The Complete Collection
Final Fantasy IV: The Complete Collection
  • Date de sortie : 18 avril 2011
  • Console :
  • Éditeur : Square Enix
  • Développeur : Square Enix

Voilà maintenant 20 ans que Final Fantasy IV est sorti au Japon sur Super Nintendo. Premier épisode de la génération 16 bits, il avait marqué une nouvelle ère dans le domaine du RPG, en particulier grâce à son scénario plus travaillé que d’habitude. Pour fêter cela, SquareEnix nous fait le cadeau de sortir une compilation du jeu original, de son extension « les années d’après » et d’un scénario inédit. Tout ce qu’il nous faut pour replonger dans cette œuvre !

 
Le manichéen à l’état pur
 
Cécil, commandant des Ailes Rouges, est en mission pour son roi. L’objectif : ramener un cristal au château. Si nous ne savons pas pourquoi, des doutes commencent tout de même à naître dans l’esprit de notre héros, car le roi commence à agir bizarrement. Ce début de mutinerie est lourd de conséquences pour le chevalier noir, qui est contraint d’effectuer une mission encore plus obscure que la précédente. Contre son grès, il est obligé de détruire un village d’invocateur. En prenant conscience de ses actes, Cécil va se lancer dans une quête de rédemption, afin de passer du côté obscur à celui de la lumière. C’est le seul moyen de vaincre Golbez, mystérieux adversaire menaçant de détruire le monde.
 
 
Si le scénario parait anodin aujourd’hui, il reste pourtant un exemple de combat du bien contre le mal. Le tour de force reste la cohérence entre tous ces aspects, que ce soit pour la grande histoire du monde ou la petite histoire des protagonistes. Évidemment, Cécil n’est pas seul dans sa quête. Il sera accompagné de nombreux amis, tous plus charismatique les uns que les autres. Le scénario surprend encore dans le nombre de sacrifices qu’il implique. Les moments tragiques sont légions et il est surprenant de constater que quelques pixels, une musique adéquate et une mise en scène parfaitement maîtrisée peuvent susciter plus d’émotions que bien des technologies actuelles. C’est la force de Final Fantasy IV : être intemporel.
 
Le scénario des épisodes supplémentaires sont également de très bonne facture, mais plus axés vers l’action immédiate plutôt que les émotions. Un conseil, faites les épisodes dans l’ordre, sous peine de manquer beaucoup de lien, de référence et surtout d’attachement aux personnages.
 
 
Les bases du J-RPG
 
Le fameux ATB, ou active time battle, a été inventé pour cet épisode il y a 20 ans. C’est donc tout naturellement que nous le retrouvons dans sa forme la plus pure, à savoir une jauge qui se remplit. Une fois pleine, notre attaquant peut effectuer un ordre selon notre bon vouloir. Nous avons affaire à un RPG japonais des plus classique, avec une commande pour attaquer, défendre, lancer des magies ou encore des compétences spéciales en fonction de la classe de notre personnage. He oui, ce n’est pas tout le monde qui peut lancer des magies de guérison. Il est primordial de bien utiliser les atouts de vos personnages, afin de mettre toutes les chances de victoire de votre côté.
 
Car le jeu est difficile, comme dans la vieille époque des RPG. Si l’on ne fait pas attention, chaque adversaire pour devenir mortel. La stratégie est donc de mise, ainsi qu’une bonne gestion des points de vie, de l’équipement et des sauvegardes. Les gardiens de niveau sont particulièrement coriaces, mais possèdent tous un point faible à exploiter. Grâce à une bonne gestion des différents paramètres, le système de combat de Final Fantasy IV nous rappelle combien le RPG est un genre de jeu prenant, pour peu que l’on aime le challenge et que l’on soit assidu. Inutile de penser à foncer tout droit, votre équipe ne tiendrait pas plus de deux heures.
 
 
Cela est d’autant plus vrai dans « les années d’après », avec un cycle lunaire donnant l’avantage à vos héros ou aux adversaires. Ce qui corse grandement les choses. Mis à part cet ajout, on apprécie grandement que les combats restent les même tout au long des trois épisodes, tellement il est efficace.
 
Le charme du « old school »
 
Plutôt que d’opter pour des graphismes 3D comme dans le remake sur DS, SquareEnix a préféré réaliser un lissage 2D des graphismes d’époque. Le résultat est surprenant, car tout en gardant l’esprit de l’épisode d’origine, nous avons droit à un très beau jeu 2D sur PSP. La console en a décidément dans le ventre. Les effets lors des combats sont également très réussis et colle très bien à cette volonté de respecter l’œuvre d’origine avec une touche de modernité. En résumé, l’aspect graphique est très réussi, ce qui rend l’exploration de la carte ou des donjons des plus agréables !
 
 
Les musiques ont également subi un arrangement, afin de profiter du talent de Nobuo Uematsu à son maximum. On retrouve avec grand plaisir les thèmes de la carte du monde, des combats ou encore des différents moments de l’intrigue. Sans ces mélodies, Final Fantasy IV n’aurait pas toute sa superbe et les développeurs l’ont bien compris.
 
Quelques surprises en prime
 
Avec ses trois scénarios, cette collection complète pourra vous occuper bien longtemps avant d’en voir la fin. Comptez entre 20 et 30 heures pour Final Fantasy IV, 5 heures pour l’interlude et une quinzaine d’heures pour « les années d’après ». Ceci est sans compter les quêtes annexes, qui sont de toute façon indispensables pour acquérir les dernières invocations et autres armes ultimes et ainsi mettre toutes les chances de votre côté pour les boss finaux. Il y a de quoi faire !
 
En fouillant dans les options, on remarque que SquareEnix a pensé à laisser le choix au joueur. Il est possible de choisir entre les musiques originales ou arrangées, de rajouter quelques options apparues plus tard dans la série, comme de changer de personnage pendant les combats, ou encore faire disparaître les jauges d’ATB. De quoi personnaliser l’aventure, ce qui démontre un certain souci du détail des plus appréciable.
 
Conclusion
 

Pari réussi pour SquareEnix, qui nous rappelle avec cette collection qu’ils étaient et qu’ils sont encore maîtres dans leur domaine. Prenant, beau et difficile sans être rebutant, Final Fantasy IV et ses suites nous transporte dans une grande aventure n’ayant rien à envier aux productions actuelles. Assurément un grand RPG, qui vient compléter une bibliothèque déjà très fournie en la matière sur PSP. À acheter les yeux fermés !

 


+ Pour
  • - La magie de Final Fantasy IV encore là !
  • - Un excellent RPG, dans tous ces aspects
  • - Des graphismes au goût du jour
  • - Trois épisodes pour trois fois plus de plaisir
- Contre
  • - Des combats difficiles pouvant rebuter certains
  • - C’est tout !
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 9.3

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