Test :: Spy Hunter ( PS Vita )

Notre test de Spy Hunter
Spy Hunter
  • Date de sortie : 9 octobre 2012
  • Console :
  • Éditeur : Warner Bros. Interactive
  • Développeur : Warner Bros. Interactive

L'annonce du retour de Spy Hunter par Warner Interactive a été suivie par plusieurs amateurs, surtout les vétérans qui ont connu la période faste des arcades. Spy Hunter dans les années 80 a été pour plusieurs un véritable bouffe pièces de monnaie en raison d'un gameplay addictif qui aura été à la naissance même du genre jeu de tir en voiture. À la surprise générale, c'est sur PS Vita et sur Nintendo 3DS, deux consoles portables, que Warner a choisi de présenter ce retour et non sur les consoles de salon.

 

 

 

Des bornes d’arcades à la PSVita

Hourra! La franchise Spy Hunter est de retour après six ans d’absence et un dernier opus PlayStation 2 un peu décevant. Quoi? Le jeu n’a pas bonne mine? Non, Spy Hunter PSVita n’a pas bonne mine et c’est la principale chose qui frappe aux yeux. Spy Hunter PSVita est un jeu laid. Les textures sont pâles et pixélisées. Les voitures ennemies explosent en gros morceaux gris noir. Les flammes sont des nuages opaques de couleur orange. Les décors semblent se répéter durant les missions, la modélisation des objets rappelle les vieux jeu vidéo où l’on voit l’arrête des polygones, etc. Les graphismes n’ont tout simplement aucun charme. Est-ce que le jeu est plus joli sur Nintendo 3DS? Peut-être, je n’ai pas cette version sous les mains, mais l’écran 3DS est plus petit et tire profit de l’option 3D... Au moins, cette version de Spy Hunter peut se vanter d’être l’un des jeux qui exploitent le moins bien les capacités de la dernière console portable de Sony. Même, la version arcade de 1983 possède encore un certain attrait au niveau du visuel.

Vroum! Vroum!

Le thème musical jazzé à la James Bond est toujours aussi génial. Par contre, le son de la voiture que le joueur contrôle (l’Interceptor G-6155) semble être malade, comme si quelqu’un avait versé de l’eau de Javel dans le réservoir d’essence (n’essayez pas ça à la maison). J’exagère un peu, mais les bruitages ne sont pas de qualité et après quelques minutes on n’y fait plus attention. C’est dommage, surtout qu’avec les écouteurs dans les oreilles, on aurait aimé que l’Interceptor gronde beaucoup plus. Surtout que ce n’est pas n’importe qu’elle voiture! C’est une voiture propulsée par six noyaux nucléaires! Au moins, le thème musical joue en boucle.

Tourne! Tourne!

Spy Hunter n’est pas seulement un jeu de course, c’est un film d’espionnage. Durant les missions, le joueur doit voler un prototype d’armement, détruire un convoi, échapper aux voitures ennemies en les détruisant avec les armes équipées sur sa propre voiture (mitraillettes, lance-missiles, mines, lance-flamme, et plus encore), etc. Il est possible d’équiper quatre armes à la fois (une sur chaque bouton principal) et d’augmenter jusqu’à trois fois la puissance des armes en passant par le menu. Chaque augmentation coûte un prix déterminé (toutes les missions donnent un montant d’argent). Il est aussi possible d’acheter différents coloris pour sa voiture (un trophée facile).

La jouabilité, au niveau de la conduite, est un peu étrange. Si l’Interceptor est une voiture pouvant se transformer automatiquement à outrance et devenir une voiture de course, une voiture tout-terrain, et une voiture-bateau, les développeurs ont jugé bon d’en faire une voiture ultralégère avec traction avant. Je répète que l’Interceptor est propulsée par six noyaux nucléaires. C’est étrange qu’elle soit aussi légère. Non? En plus d’être hypersensible au niveau du dérapage, elle s’envole! Donc, le joueur se retrouve souvent à faire un 1800 pour presque rien. Une voiture ennemie arrive sur le côté et vous rentre dedans : dérapage à 1800. Votre voiture tout-terrain roule trop vite lors d’un saut : dérapage à 1800. Bref, se remettre sur le droit chemin une fois ou deux, ça peut passer, mais certains joueurs risquent d’avoir les nerfs à vif!

On appréciera que la jouabilité soit parfois variée grâce aux camions d’armes, qui vous permettent de jouer, l’espace d’un instant, à un « rail shooter » et le drone qui vous fera jouer stratégique en vous obligeant de placer des frappes aériennes sur les voitures ennemies bloquant la route devant vous.

Un mode multijoueur hors-ligne en Ad Hoc est également présent. Jusqu’à quatre joueurs peuvent s’affronter, chacun avec son lot d’armes prédéterminé et le gagnant est celui qui franchit la ligne d’arrivée le premier.

Focus Final

Est-ce que vous êtes prêt à débourser les 39,99$ demandés? On ne s'en cachera pas, l'incursion de Spy Hunter sur PS Vita n'est pas réussie. Même si l'idée globale du jeu est intéressante, on en vient rapidement à la conclusion que le jeu aurait mérité qu'on lui accorde plus de temps de développement et qu'on y investisse plus d'argent. Pourtant, l'occasion était belle pour Warner de remettre à l'avant-scène un vieux classique des arcades dont elle en a hérité les droits. D'autant plus que les jeux de qualité mélangeant armes et courses sont plutôt rares. C'est dommage de laisser cette franchise à ce triste sort.  Peux-ton espérer un autre retour plus convainquant un jour? Rien n'est moins certain.

 

 


+ Pour
  • - L'image illustrant le boîtier du jeu
  • - Le retour de la série Spy Hunter
  • - Plusieurs coloris à acheter pour l'Interceptor
  • - Le thème musical
  • - L'ambiance «film d'espionnage»
  •  
- Contre
  • - Les graphismes
  • - Les bruitages
  • - La jouabilité
  • - Le prix demandé: 39.99$
donne la note globale de 6.0

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