Test :: Assassin's Creed 3 Liberation ( PS Vita )

Notre test de Assassin's Creed 3 Liberation
Assassin's Creed 3 Liberation
  • Date de sortie : 29 octobre 2012
  • Console :
  • Éditeur : Ubisoft
  • Développeur : Ubisoft Romania

Au revoir la Renaissance italienne, Ubisoft profite d’Assassin’s Creed III pour transporter les joueurs au XVIIIe siècle en pleine Révolution américaine. Si l’épisode de « salon » disponible pour Xbox 360, PlayStation 3, Wii U, et PC nous fait visiter les alentours de la ville de Boston, Assassin’s Creed III : Liberation, l’épisode portable exclusif à la PSVita, se concentre sur la Nouvelle-Orléans, les marécages du Bayou, et le Mexique. Un épisode à part entière qui se rapproche beaucoup de ses grands frères!

Clarifions les choses, Assassin’s Creed III : Liberation n’est pas une version simplifiée d’Assassin’s Creed III. Il s’agit d’un jeu spécialement développé par Ubisoft Sophia – les responsables de Tom Clancy’s Ghost Recon : Shadow Wars paru sur Nintendo 3DS – pour la PSVita. Assassin’s Creed III : Liberation possède donc sa propre trame narrative et sa propre héroïne : Aveline de GrandPré. Une première pour la série qui, jusqu’à maintenant, a toujours eu un homme comme personnage principal. Rassurez-vous, le cœur de la série Assassin’s Creed est conservé. On retrouve encore l’interminable lutte opposant la société secrète des Assassins et des Templiers. Exception fait, Assassin’s Creed III : Liberation ne s’inscrit pas sur le même arc narratif que les épisodes de « salon ». Au revoir la lignée Desmond Miles! L’histoire d’Aveline est présentée comme un divertissement offert par l’entreprise Abstergo (une entreprise détenue par les Templiers) aux clients souhaitant expérimenter la vie d’un assassin via l’Animus…


L’histoire

La Guerre de Sept Ans est terminée. Après trois ans de négociations, le Traité de Paris est en fin signé. Parmi les dispositifs du traité, la France lègue l’ouest du Mississippi à l’Espagne. La Louisiane est soumise à un changement de gouvernance au détriment des habitants français qui y habitent. Chose étrange, des esclaves commencent à disparaître un peu partout en Nouvelle-Orléans. Aveline de GrandPré, une jeune femme issue de la relation d’un riche notable français et d’une esclave affranchie est bien décidée à lever le voile sur ces disparitions. Peut-être résoudra-t-elle, par la même occasion, le mystère entourant la disparition de sa mère? Une chose est certaine, ses capacités d’assassin lui seront utiles!

L’histoire d’Assassin’s Creed III : Liberation n’est pas mauvaise, mais elle est souvent confuse et risque de ne pas rester dans la mémoire des joueurs. Elle est découpée en séquences ADN, comme pour les autres jeux de la franchise. Chaque séquence comporte des objectifs principaux (certains moins intéressants que d’autres), des missions secondaires, des objets à collectionner et à acheter. Les premières séquences jouées tardent à mettre les bases du récit en place et certaines brides semblent partir dans tous les sens sans jamais donner de réponses concises. Du coup, on s’intéressera plus à Aveline, cette femme forte, charismatique, intelligente et rusée plutôt qu’aux cinématiques et à l’histoire en elle-même. C’est dommage, parce que le contexte historique utilisé est génial. On espère que pour les futurs épisodes portables Ubisoft mettra plus d’efforts au niveau du scénario et nous servira une histoire digne des meilleurs blockbusters américains. Heureusement, le jeu se rattrape sur d’autres points.


Maître assassin

Ubisoft Sophia a réussi à retranscrire parfaitement la jouabilité des précédents volets Assassin’s Creed. Grâce aux deux joysticks de la PSVita, Aveline se contrôle de manière exemplaire. Ses mouvements sont fluides et escalader les divers éléments du jeu est toujours aussi amusant, tout comme assassiner les ennemis qui se dressent sur son chemin. Pour faire un court résumé, un bouton sert à frapper, un autre à parer les coups, un troisième à utiliser les armes secondaires (pistolet, sarbacane, fouet, etc.), et un dernier permet de sauter dans le vide ou de donner des coups de pieds pour briser la garde des ennemis. La flèche directionnelle du haut sert à activer la vision d’aigle (sorte de vision infrarouge permettant d’identifier les méchants), tandis que la flèche directionnelle de droite permet d’activer le mode « Assassinats enchaînés ». Une nouveauté rendue possible grâce à l’écran tactile de la console portable de Sony. Une fois activé, le mode « Assassinats enchaînés » permet de sélectionner les ennemis à assassiner du bout du doigt. Un petit « gadget » appréciable, mais non nécessaire. Vous pouvez choisir de l’utiliser ou de ne jamais y toucher. Certains apprécieront sûrement, car bien que le mode « Assassinats enchaînés » casse le rythme du jeu (une fois activé, le jeu se met en pause pour que vous puissiez sélectionner les ennemis), il donne lieu à de belles scènes d’exécutions!

Autre nouveauté, Aveline possède trois déguisements différents : l’Assassin, la Dame, et l’Esclave. Chacun des déguisements sera utile durant des moments précis du jeu et selon les désirs du joueur. Sous les traits de la Dame, Aveline peut soudoyer des personnes, mais est très faible aux combats, lente, et ne peut pas escalader quoi que ce soit. Sous les traits de l’Esclave, Aveline peut se mêler aux esclaves de la Nouvelle-Orléans et découvrir de nouvelles informations. L’Esclave peut escalader les bâtiments et les arbres, mais reste moins puissante que l’Assassin. Sous les traits de l’Assassin, Aveline se déplace rapidement sur toutes les surfaces et est très puissante aux combats. L’Assassin possède une artillerie complète. Ces trois Aveline possèdent chacune leur propre notoriété qu’il faut réduire pour éviter d’être trop souvent intercepté par les gardes de la ville. Pour réduire la notoriété de l’Assassin, il faut soudoyer des magistrats. Pour réduire la notoriété de la Dame, il faut élimer tous les témoins. Puis, pour réduire la notoriété de l’Esclave, il faut arracher les avis de recherche. L’idée des différents déguisements est intéressante, bien implantée, et permet de varier les situations, même si au final vous voudrez peut-être jouer essentiellement l’Assassin qui est beaucoup plus maniable, plus rapide, et plus charismatique.


L’écran tactile et le pavé tactile arrière sont utilisés pour quelques passages : ouvrir des lettres, examiner des documents à la lumière (comme dans Uncharted : Golden Abyss), fouiller les poches des passants, pagayer un canot, etc. On retrouve aussi une sorte de mini-jeu où le but est de gérer le commerce maritime de la famille. En vous y attardant un peu, vous verrez votre fortune augmenter drastiquement! Des petits plus se rajoutant à la jouabilité quasi parfaite du titre. C’est simple, au niveau des sensations de jeu Assassin’s Creed III : Liberation n’a rien à envier à ses aînés.


Pour aborder le mode multijoueur en bref, disons qu’il est anecdotique et ressemble à des jeux qu’on retrouve sur les réseaux sociaux. Sur une carte du monde, vous devez faire de la gestion de troupes et récupérer des points de contrôles… La guerre entre Assassins et Templiers tombe bien bas dans ce mode de jeu.

Un monde ouvert

Assassin’s Creed III : Liberation a la lourde tâche d’être l’un des premiers jeux à monde ouvert de la PSVita. Parfois, le jeu est beau, voire très beau, presque autant qu’Uncharted : Golden Abyss. Parfois, le jeu est moins beau. On se dit que les visages des personnages et les éléments du paysage auraient pu être plus détaillés. Le champ de profondeur fait en sorte que des personnes apparaissent à l’écran comme par magie. Le Bayou manque de couleurs. On rencontre aussi quelques bogues d’affichages, mais beaucoup moins que dans Assassin’s Creed III. Malgré tout ça, la Nouvelle-Orléans offre un terrain de jeu d’une grandeur considérable, bien que moins grand que celui qu’offraient Venise et Boston. Pour une première tentative, Ubisoft Sophia a réussi à produire sur console portable un univers vivant, réaliste, et qui a de la gueule. Des gens se promènent dans la rue, les gardes patrouillent la ville, des gens pêchent sur les quais, etc.


Mettez vos écouteurs

Disponible en version anglaise, française, et même espagnole (avec autant de choix de sous-titres), Assassin’s Creed III : Liberation possède des doublages de bonne qualité. Quelques doubleurs français des précédents épisodes se prêtent encore au jeu et la voix d’Aveline ne tape jamais sur les nerfs. Elle possède une voix forte et parle avec assurance. Par contre, la version anglaise d’Aveline possède un fort accent français/québécois. Je serais prêt à parier que la doubleuse est la même pour les deux versions. À vous de décider laquelle des versions vous aimez le plus. Le thème musical et les différentes musiques sont superbes. Le seul point négatif réside dans les bogues sonores. Quand vous tuez un garde et que vous l’entendez encore gémir six pâtés de maisons plus loin, ça casse l’ambiance. Peut-être qu’Ubisoft rectifiera plusieurs de ces bogues dans une prochaine mise à jour.

Focus Final

Assassin’s Creed III : Liberation n’est pas parfait, mais si vous aimez la série Assassin’s Creed et que vous possédez une PSVita, ne boudez pas votre plaisir. Aveline de GrandPré possède plusieurs atouts pour vous charmer. Les sensations de jeu sont identiques aux autres épisodes de la série et vous donnent l’impression de trimbaler l’univers Assassin’s Creed dans votre poche. On regretta principalement que l’histoire ne soit pas à la hauteur… La quête principale vous occupera pendant une quinzaine d’heures de jeu et si vous vous amusez à explorer un tant soit peu, vous en aurez pour plus d’une vingtaine d’heures.

Pour conclure, sachez que les possesseurs d’Assassin’s Creed III version PlayStation 3 et d’Assassin’s Creed III : Liberation peuvent profiter d’un petit bonus sympathique sur PSVita : une mission supplémentaire avec Connor (le personnage principal d’Assassin’s Creed III) et la possibilité pour Aveline de posséder le tomahawk de Connor.



+ Pour
  • La jouabilité de la série Assassin's Creed parfaitement rendue sur PSVita
  • Un jeu à monde ouvert vivant, réaliste, et qui a de la gueule sur console portable
  • La possibilité de trimballer partout avec vous un «vrai» jeu Assassin's Creed
  • Un personnage principal féminin charismatique
  • Un bon doublage français
  • Une bonne durée de vie
- Contre
  • Une histoire décevante
  • Des bugs d'affichages
  • Des bugs sonores
  • Des graphismes inégaux
  • Un mode multijoueur anecdotique
donne la note globale de 8.0

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