Notre test de Assassin's Creed IV: Black Flag
Assassin's Creed IV: Black Flag
  • Date de sortie : 16 décembre 2017
  • Console :
  • Éditeur : Ubisoft
  • Développeur : Ubisoft Montreal

Editor choice

Le 13 novembre 2007, les joueurs du monde entier ont fait la connaissance de la série Assassin's Creed et son premier héros du passé, Altair Ibn-La'Ahad. Depuis, le célèbre Ezio Auditore da Firenze et le courageux Connor Kenway se sont succédé à travers l'épopée Assassin's Creed. Le point commun faisant le lien entre ces époques et ces héros? Desmond Miles et les industries Abstergo. Sans oublier évidemment, les légendaires Templiers et bien entendu, les assassins. Mais qu'en est-il du tout nouveau Assassin's Creed IV: Black Flag et son héros Edward Kenway? Même but? Même univers? Mêmes ennemis? Où ce nouvel opus apporte du sang neuf à la populaire série? Voici notre avis.

L'âge d'or de la piraterie

Assassin's Creed IV: Black Flag nous place aux commandes du courageux, charismatique et téméraire capitaine Edward Kenway. Un homme aux capacités uniques, sans peurs et aux multiples talents. Kenway, l'intrépide pirate, parcours donc la mer des Caraïbes à la recherche de trésors, de plaisirs, de défis, mais poussé aussi par la force des choses et... sa curiosité envers une mystérieuse quête épique.

Bienvenue moussaillon!

Première constatation, AC4 plonge rapidement le joueur au coeur de l'action. 1715, Cap Bonavista dans une mer agitée, aux commandes d'un navire en pleine bataille navale. Il faut l'admettre, ce nouvel opus part en force! Ultimement, on se retrouve échoué sur une île à l'allure paradisiaque, en pleine poursuite d'un mystérieux assassin. Ceux qui souhaitaient un départ rapide seront servis. Pour les habitués de la série, on retrouve rapidement ses repères, la prise en main étant la même que dans les précédents opus. Même configuration de touches, même usage, même jouabilité. L'assassin réagit toujours aussi promptement aux commandes, à un point tel qu'elles semblent un peu trop vives et sensibles dans les premières minutes. Mais comme dans les précédents volets, on s'y habitue rapidement. Et oui, si Edward Kenway dans une course ou une poursuite à pied passe trop près d'une échelle, ou d'une balle de foin, il risque de s'y accrocher ou d'y plonger sans qu'on ne le souhaite vraiment. Ce genre de chose s'avère parfois frustrant à certaines occasions, alors que notre héros grimpe aux premiers barreaux d'une échelle alors que l'on souhaitait simplement courir en ligne droite entre les bâtiments.

Côté combats, comme dans les itérations précédentes, ils se déroulent avec style, en réaction aux attaques ennemis. Par exemple, on se place au centre des adversaires, on attend que le premier ennemi frappe et s'enclenche un spectaculaire ballet d'épées et de sang. Bouton B pour contrer une attaque, A pour percer une défensive et X pour frapper, puis Edward s'occupe du reste. Ne pensez pas foncer dans le tas en tapotant de façon frénétique le bouton B, car vous ne survivrez pas longtemps. Comme c'était le cas pour le reste de la série, AC4 ne fait pas exception, ses combats étant plutôt techniques et stratégiques. Notons que depuis AC: Revelations, les combats sont beaucoup plus précis, amusants et fluides. Ubisoft maîtrise très bien cette technique de combat depuis l'itération de 2011.

Pour ce qui est de la furtivité, cette approche semble encore plus jouissive à utiliser dans AC4. Planification de son attaque mortelle, flèche démontrant dans quelle direction l'ennemi regarde, Vision de l'Aigle plus poussée qu'avant (ne fait pas qu'identifier les cibles, mais peut aussi en marquer jusqu'à 10 et permet même de voir l'ennemi ''marqué'' à travers les murs), sans oublier de nombreux bosquets pour se cacher dans les ''Zones de Traque''. Côté intelligence artificielle, les ennemis sont capables du pire comme du meilleur. On peut se cacher à 1 mètre d'eux à travers un champ de maïs qui commence à peine à pousser et ne pas être détecté, ou être à plus de 100 mètres derrière un arbre et se faire repérer. Bien aimé l'idée des cloches pour sonner l'alarme, que l'ennemi frappera pour appeler des renforts si nous sommes détectés dans un camp (comme dans Far Cry 3) et les cachettes ''debout'' comme une porte en surbrillance par exemple.

Mais rassurez-vous si vous en êtes à vos premiers pas dans l'univers Assassin's Creed, un tutoriel progressif vous suivra au fil de l'aventure, question d'être bien à l'aise avec les contrôles qui pourront vous sembler complexes au premier regard. Personnellement, ayant joué et terminé tous les précédents volets, je m'y suis retrouvé immédiatement confortable car tel que mentionné plus haut, la prise en main est la même qu'auparavant. Notons l'usage simple et apprécié de la croix directionnelle, permettant de sélectionner ''en jeu'' nos armes et équipements. Par contre, cela ne place pas le jeu en pause, il faut donc faire rapidement son choix.

Bienvenue chez Abstergo Entertainment

Comme dans les précédents volets, Assassin's Creed IV: Black Flag a lui aussi, son côté ''monde actuel''. J'éviterai ici de trop en dévoiler question de vous garder la surprise, mais sachez qu'on y découvre rapidement d'étonnantes révélations, tout en créant dans notre tête, de nouvelles questions. De plus, l'action s'y déroule ici pour la première fois en vue à la première personne, communicateur en main (un genre de tablette mobile). Les déplacements y sont malheureusement plutôt boiteux. Comme si notre personnage avait les pieds dans la mélasse. Et que fait-on chez Abstergo Entertainement? On travaille, volontairement, au projet de l'échantillon 17 (je n'en dis pas plus). Outre le fait d'aller à votre bureau pour vous connecter à l'Animus, scanner des codes QR et pirater quelques ordinateurs, vous y découvrirez progressivement une ambiance mystérieuse, comme si on vous cachait quelque-chose... Disons que la portion ''monde actuel'' d'AC4 est plutôt étonnante et amusante à découvrir, surtout pour les habitués de la série. Notez par ailleurs, que les sorties forcées de l'Animus (donc quitter le monde des pirates vers le monde d'aujourd'hui chez Abstergo) sont plutôt limitées. Oui, vous pouvez quitter l'Animus quand bon vous semble, explorer le monde actuel (l'édifice), mais sachez que les sorties obligatoires ne sont pas légion, ce que j'ai apprécié. Oui, le monde actuel chez Abstergo est intriguant, mais je préfère et de loin, explorer l'univers d'Edward Kenway et ses pirates.

Capitaine à la barre!

Bien qu'on y découvre quelques nouveautés ici et là en mode ''à pied'', le véritable vent de fraîcheur que la série avait tant besoin, se retrouve aux commandes de notre navire, le Jackdaw. Dans Assassin's Creed III on découvrait pour la première fois le volet ''bataille navale'' et les déplacements à bord de majestueux navires. Cet ajout fut d'ailleurs grandement apprécié l'an passé. Cette fois-ci, dans Assassin's Creed IV: Black Flag, le navire et ses déplacements font partie intégrante du jeu, la navigation ayant été poussée beaucoup plus loin et de façon admirable. C'est d'ailleurs ce que j'ai le plus apprécié de cet opus. La mer est immense, tantôt calme, tantôt agitée, tantôt tourmentée par de spectaculaires trombes marines ou des vagues scélérates, y voguer est toujours un immense plaisir.

À travers ces eaux, vous affronterez de nombreux navires de tout genre (que l'on peut identifier avec notre longue vue), passez à l'abordage une fois le navire adverse immobilisé par nos canons et y piller toute sa cargaison. Celle-ci servira entre autres, au commerce (améliorations de nos armes, achat d'équipement, construction d'une taverne ou autre bâtiment) sur les différentes îles, à améliorer notre navire sur de nombreux aspects, autant du côté de l'apparence que de la force de frappe. Par ailleurs, sachez que l'aspect ''gestion'' est simple et très bien dosé. 

Liberté totale

Aux commandes de votre navire, vous pourrez aller où bon vous semble, aux quatre coins des Caraïbes (territoire terrestre et marin vraiment immense à explorer, bourré de possibilités). Bon, certaines zones sont contrôlées par des navires ennemis qui attaqueront si vous passez dans leur ''cône de vision'', mais pour le reste, les autres ne vous attaqueront que si vous attaquez en premier. D'ailleurs, attaquer trois gros navires simultanément est une mauvaise idée. Bien que le Jackdaw se contrôle à merveille, que la sensation de naviguer est bien présente et que vos matelots répondent à vos ordres avec une rapidité et une fidélité à toute épreuve, attaquer plusieurs navires à la fois est plutôt risqué. Quelques faits : on peut attaquer de notre navire, des forts (3 niveaux de difficultés possibles) et places fortifiées situées au bord de la mer et ultimement en prendre le contrôle en allant y tuer les officiers cachés dans leur base. On peut chasser, fabriquer de l'équipement (simple, rapide et précis comme dans Far Cry 3), trouver des bouteilles sur le rivage renfermant des notes, exécuter des contrats navals, trouver des cartes avec des coordonnées menant à des trésors enfouis, arrêter son navire et plonger à l'eau pour le plaisir, pour rejoindre le rivage ou un autre navire, attaquer des requins en chaloupe munie d'un harpon, ordonner à ses pirates de chanter (les chants sont majoritairement tous très bons), faire la plongée sous-marine, récupérer des caisses de matériel à la mer, des naufragés, etc. Bref, la portion navale d'Assassin's Creed IV: Black Flag m'a fait tomber en amour avec le jeu. Notez qu'il est possible de rejoindre un lieu déjà découvert en passant en ''déplacement instantané'' lorsque nous sommes en mer. Parfois, rejoindre un point sur la carte peut prendre plusieurs minutes. Personnellement, je ne l'ai utilisé qu'à quelques reprises, mais son usage s'avère parfois fort utile.

Graphismes

Je me souviens de la sensation que j'ai ressentie lorsque j'ai posé le pied (virtuellement bien sûr) sur la plage de Great Inagua, son immense temple Maya devant moi. Et comme si ce n'était pas assez, ma mâchoire s'est quasiment décrochée lorsque je me suis retrouvé plus loin dans la jungle luxuriante, immense chute d'eau à ma gauche, pont de bois abîmé devant moi et tout. C'était magnifique. Je me suis dit alors : ''Wow, imaginez le rendu sur console next-gen!''. Disons qu'AC4 peut parfois nous en mettre plein la vue avec des paysages et des séquences à couper le souffle (comme les séquences en navire avec la grosse pluie battante, ou la plage et son eau bleue turquoise si magnifique. La forêt comme la mer, semble vivante, extrêmement riche et bourrée de secrets à découvrir. Par contre, on remarque quelques cinématiques qui proposent un rendu parfois pauvre, des arbustes qui passent à travers le corps de Kenway lorsque nous sommes dans des zones de traques, quelques murs d'édifices qui semblent en ''cel-shading'', et quelques légers bogues graphiques. Si certains ont décriés AC3 et ses bogues gênants, sachez que j'ai été témoin que d'à peine quatre ou cinq situations rigolotes à travers ma partie. Comme celle de voir un ennemi debout à côté de moi, qui flotte littéralement à 60 centimètres du sol, ou de voir apparaître devant moi soudainement, six villageois. Comme des fantômes qui se seraient soudainement matérialisés sous mes yeux. Pour le reste, pas de ''trou dans la carte'' ou de bogue majeur, vraiment rien pour y gêner mon expérience générale. Du beau boulot.

Notons la carte lorsque nous sommes sur la terre ferme qui est colorée et qu'il est beaucoup plus simple de s'y retrouver. La carte (et mini-carte) proposant un rendu ''à la GoogleMap'', ce que j'ai vraiment apprécié. Les menus sont précis, simples et il est vraiment facile de s'y retrouver.

Son et musique

Tout le jeu est en français, parlé et écrit. Le jeu des acteurs est de grande qualité, rien de négatif à dire ici. Que ce soit le jeu du Quartier Maître, de nos ennemis ou d'Edward Kenway, on a droit ici à du très bon boulot. Même chose côté trame musicale. Que des pièces de qualités et comme je le mentionnait plus haut, les chants des pirates sont savoureux et entraînant. Demander quelque-chose, je dirais peut-être monter d'un cran le bruit des vagues en mer agitée, question d'ajouter à l'immersion.

Durée de vie

Assassin's Creed IV: Black Flag pourra vous tenir occupé durant de très longues et amusantes heures. Autant pour sa quête principale, ses quêtes annexes, ou ses nombreux éléments à récupérer ici et là. Pensons entre autres aux fragments d'Animus, aux cinq clés des Templiers, aux tenues à débloquer (Altair, Ezio, Connor et plus), aux coffres à trouver, aux pierres Maya et navires à aborder. Bref, AC4 et sa passionnante aventure si immersive, saura combler le pirate en vous durant un bon moment. Notons les temps de chargement plus rapide que dans le précédent volet et le système de sauvegarde très efficace. À la question, peut-on prendre part à l'aventure AC4 sans avoir joué les précédents volets? Je réponds ''oui'', sans problème. Bien que pour pleinement apprécier l'oeuvre et son univers, il est toujours préférable d'avoir une certaine connaissance de la trame de fond, d'avoir un certain vécu avec la série.

Multijoueur

Au moment d'écrire ces lignes, le jeu n'était toujours pas lancé. Nous testerons à fond la portion multijoueur d'AC4 dans les jours qui suivront et nous vous reviendront avec une portion bien complète.

Focus final

Étant à la base, un grand amateur de tout l'univers des pirates, je peux dors et déjà confirmer que cette nouvelle itération de la série Assassin's Creed est ma préférée. La jouabilité, la liberté, bref, l'expérience générale que propose la portion navale est tout simplement savoureuse. La série avait besoin d'un vent de fraîcheur et cet opus est la réponse à ce désir. De plus, se retrouver dans un environnement des Antilles, avec son décor enchanteur, autant sur terre que sur mer, est drôlement agréable. Notez que si vous pensez faire l'achat d'une console next-gen, attendez le lancement de la version ''next-gen'' d'Assassin's Creed IV: Black Flag pour en avoir plein la vue encore davantage. Mais s'il vous apparaît impossible de patienter jusque-là, allez-y, acheter tout de même AC4, vous ne le regretterez pas.

Verdict : Un achat


+ Pour
  • -Portions navales (navigation, vagues, ambiance, batailles, liberté, jouabilité, bref tout!)
  • -Visuellement splendide
  • -Environnement riche et détaillé, vivant
  • -Ambiance sonore
  • -Personnage attachant
  • -Beaucoup de choses à découvrir
  • -Fun
  • -Immense territoire à explorer, plusieurs îles, forts, etc.
- Contre
  • -Héros a comme toujours, tendance à vouloir s'accrocher à tout ce qui l'entoure ou plonger dans un tas de foin
  • -Toujours le même système de combat qui ne plaît pas à tous
  • -Intelligence artificielle inégale
  • -Quelques légers bogues graphiques
  • -Déplacements lents et boiteux chez Abstergo
  • -IA inégale par moment
  • -Quelques ralentissements pendant déplacements au sol
Steeve Tremblay donne la note globale de 9.2

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