Test :: The Legend of Zelda: Skyward Sword ( Nintendo Wii )

Notre test de The Legend of Zelda: Skyward Sword
The Legend of Zelda: Skyward Sword
  • Date de sortie : 19 novembre 2011
  • Console :
  • Éditeur : Nintendo
  • Développeur : Nintendo

Nous l’aurons attendu longtemps, le nouveau Zelda sur console de salon. Car à l’heure où la Wii tire sérieusement de la patte face à la concurrence, un jeu de cette trempe n’est pas de trop pour donner une fin de vie honorable à la console. Rappelons que la Wii U est censée sortir l’année prochaine. Pour le moment, laissons-nous porter par ce Zelda nouveau, placé sous le signe de la célébration, puisqu’il arrive en même temps que les 25 ans de la série. Alors, chef-d’œuvre ou oiseau tombé de son nid ? Réponse en quelques lignes !

 

Entre ciel et terre !
 
C’est un grand jour pour Link ! Notre héros de toujours passe aujourd’hui l’examen pour devenir un chevalier du ciel. En effet, dans le monde de Skyward Sword, tout le monde vit sur des îles flottantes, la capitale étant Célesbourg. Un nuage recouvre le reste du monde, la terre ferme n’existe donc pas. Les habitants voyagent grâce à des oiseaux gigantesques apprivoisés, un peu comme dans le film Avatar. Notre héros se réveille après un étrange cauchemar présentant un monstre horrible et laissant un danger planer sur la princesse Zelda. Sans y prêter attention, il se lance dans sa journée. Après quelques péripéties permettant de se familiariser avec les personnages importants, Link remporte l’épreuve et la cérémonie de célébration commence. L’occasion pour le joueur de mesurer la relation plus forte que jamais entre la princesse Zelda et lui. Alors que nos amis virevoltent dans le ciel pour fêter l’évènement, une terrible tornade emporte la princesse. Sauvé in extremis, Link apprend qu’il existe un monde sous les nuages et que pour retrouver Zelda, il doit s’aventurer là où aucun autre Célestien n’a mis les pieds. Une prophétie et une épée plus loin voilà notre ami se jetant dans le trou béant laissé par une colonne de lumière, avec pour seule motivation de retrouver Zelda.
 
Vous l’aurez compris, l’univers de ce jeu se découpe en deux « mondes » : au-dessus et en dessous des nuages. Par delà les nuages, il s’agit du quartier général. C’est là que vous pourrez vous reposer, dialoguer avec les personnages importants ou encore partir à la chasse aux quêtes annexes ou aux trésors. Peu de danger vous guette et cela se sent. Le soleil brille, les oiseaux chantent et l’on peut perdre du temps à foison en explorant la ville principale ou les îles alentour. Dans le monde d’en bas, c’est une tout autre histoire. Le mot d’ordre est exploration en milieu hostile. Avec très peu d’indices pour débuter la recherche, Link doit s’accrocher à sa volonté de trouver Zelda pour avancer. Le sentiment de solitude est d’autant plus fort que notre patrie se trouve bien loin dans les airs. Heureusement, Fay la bonne fée nous accompagne, pour nous donner de précieux indices. Mis à part sa bonne voix, il faudra tâtonner, revenir sur ses pas, risquer un chemin pour espérer trouver la prochaine zone.
 
 

"inoubliable pour n’importe quel joueur qui y aura touché. Certainement l’un des jeux Wii les plus aboutis"

 
Ce n’est qu’après la fin du premier donjon que l’on comprend de quoi il retourne, qui est vraiment Zelda et surtout, quel va être le but de notre aventure. Le scénario s’amuse ainsi avec nous pendant la première moitié du jeu, dans un jeu du chat et de la souris avare de détail. Puis l’histoire prend toute son ampleur après 20 heures de jeu, pour ne devenir que bravoure et épopée céleste. Malgré un début en douceur, l’histoire de ce nouvel épisode nous transporte encore une fois dans la définition pure de l’héroïsme. Une vraie réussite, qui doit beaucoup à une mise en place lente, mais totalement maîtrisée pour nous faire apprécier chaque moment d’histoire, qui deviennent ainsi Histoire avec un grand H. Que ce soit Link, Zelda, leurs amis ou encore les nouveaux méchants de l’aventure, nous savourons chaque moment avec eux !
 
 
Des coups bas, des coupés, des cousus !
 
Comme nous le disions plus haut, le propre de la série des Zelda est de proposer un héros seul au milieu d’un monde hostile. Du coup, il faut bien occuper cette chevauchée solitaire et là encore, la jouabilité fait des merveilles. Le savoir-faire des développeurs n’est plus à prouver et l’on retrouve toutes les recettes du bonheur : un système de combat simple, des phases de plates-formes, des énigmes savamment dosées et enfin un plaisir de découverte à chaque coin de tableau.
 
Pour se battre. Link utilise toujours une épée (à droite pour les besoins de la Wii-Mote, sinon il a toujours été gaucher) qui se dirige maintenant grâce au Wii motion Plus. Le petit accessoire marche plutôt bien, puisque dans le vide, on arrive sans mal à donner orienter ses coups en fonction du mouvement réel. En combat, c’est une autre paire de manches, car pris de panique, on a tendance à agiter la manette dans tous les sens et donc faire n’importe quoi. Après quelques heures de pratiques, on arrive tout de même à vaincre les ennemis demandant de la précision, à l’image des fleurs qui n’ouvre leur gueule que d’une certaine façon. Facile à prendre en main, efficace grâce au lock, aux sauts de côté ou encore au bouclier dirigé avec le nunchuk, on prend toujours autant de plaisir à se battre avec Link.
 
 
Que serait un Zelda sans ses objets ? Là encore, ils se retrouvent au cœur du système de jeu. Si l’on retrouve les habituelles bombes, lance-pierre et arc, on accueille quelques autres nouveautés dont nous ne révèlerons rien volontairement. Sachez simplement qu’ils sont tous très pensés, utilise les fonctionnalités de la Wii comme il se doit et dans une facilité déconcertante, comme d’habitude. Passer de l’un à l’autre n’a jamais été aussi rapide grâce à un diagramme, sans temps de pause. Leur utilisation judicieuse est souvent (toujours ?) la clé des énigmes de Zelda. Que ce soit devant un boss, une porte ou encore pour atteindre un coffre, il suffit généralement de fouiller un peu pour trouver quel objet employer.
 
Pour cette fois-ci, Link n’est plus invincible, ou encore une mule infatigable. La plus belle illustration en est la jauge de fatigue, qui voit notre héros tomber de fatigue après avoir couru ou grimpé trop longtemps. Fini les attaques tourbillons à l’infini ou encore les courses interminables ! Le bouclier possède également une jauge d’usure et peut même se briser. Quant à l’inventaire, il est limité à quelques emplacements (8 maximums) pour transporter les potions de vie, médaillon de chance ou encore extension de munitions. On sent que les développeurs ont voulu développer la relation entre Link et son équipement, ce qui amène une véritable gestion de ce que l’on emporte avec nous sur Terre.
 
 
Une montée en puissance qui ne s’arrête jamais !
 
Tous ces éléments mis ensemble donnent un système de jeu d’une richesse assez étonnante. Pourtant, on se surprend à en demander plus, du moins en première partie d’aventure. La forêt se parcourt tranquillement, sans surprise, le volcan amène quelques défis de plus et la région des sables donne enfin quelques fils à retordre. Mais à la fin du troisième donjon, un doute nous prend ? Et si la magie n’opérait plus autant qu’avant ? Que nenni ! Un évènement particulier (à 20 heures de jeu pour moi) relance totalement l’aventure, où apparaissent les réelles nouveautés de cet épisode. Impossible de parler de cette deuxième partie sans révéler des détails cruciaux. On retiendra la difficulté des épreuves, les sueurs froides et la satisfaction d’avoir réussi, sans oublier bien sûr les réponses à bien des questions.
 
Le premier parcours de l’aventure n’a pour but que de placer des pions, nous permettre de retrouver nos marques avec les objets et la jouabilité. Et surtout, nous familiariser avec les environnements, qui ne sont en fait créés que pour cette deuxième partie. Alors oui, on les parcourt une seconde fois, mais avec des détails subtils au départ, qui révèle finalement tout le génie du level design des développeurs. Ce génie s’exprime à sa pleine puissance, pour notre plus grand plaisir. C’est au final 50 heures de bonheur, que ce soit pour terminer la quête principale, fouiller les îles, trouver les quarts de cœur ou encore résoudre les quêtes annexes.
 
 
Du pastel, Wii il y en a !
 
Nous sommes sur Wii et Zelda nous le rappelle bien. D’un côté, nous avons affaire à un des plus beaux jeux de la console, avec des couleurs pastel chatoyantes, des environnements à la fois simple et riche, ainsi qu’une fluidité d’action à toute épreuve. Pour les connaisseurs, on se surprend à noter tous les nouveaux mouvements de Link, plus habile qu’avant, mais aussi plus fragile. La cohérence entre les décors, la patte visuelle et l’ambiance générale du jeu est exemplaire. Il n’y a pas de doute, il s’agit d’un très beau jeu Wii, aboutit graphiquement et techniquement. Par contre, les scintillements omniprésents, les textures baveuses et pixélisées, ou encore le manque de relief des objets parlent du besoin criant pour Nintendo de passer à la HD. Quand un jeu a du mal à s’afficher sur une télévision haute définition, il y a quelques questions à se poser.
 
Nous finissons ce test en musique, avec des compositions de Mahito Yokota (Super Mario Galaxy 1 et 2)  et Koji Kondo (compositeur principal des Zelda). Un instrument occupe une place centrale, tant dans le jeu que dans les musiques : une lyre. Pas aussi poussé que l’ocarina, il apporte tout de même son lot de mélodies apaisantes et lyriques, contrastant avec les morceaux appelant la bravoure et l’honneur. Encore une fois, les compositeurs ont réalisé un très bon travail pour compléter l’ambiance de Skyward Sword. Un peu plus de présence des musiques n’aurait pas été de trop, mais à ce point-là, il s’agit plus de détails que d’autres choses. Pour ma part, le thème principal s’écoute et se réécoute jusqu’à plus soif !
 
 
Focus final
 
Après quelques frayeurs, imperceptible pour les nouveaux venus, mais bien présentes pour les fans avertis, le doute n’est plus possible, The Legend of Zelda : Skyward Sword est une pure merveille. Long à démarrer, il ne révèle toute sa splendeur que dans sa deuxième partie, inoubliable pour un n’importe quel joueur qui y aura touché. Certainement l’un des jeux Wii les plus aboutis, méritant sans aucune hésitation de faire partie de votre collection. Les développeurs ont su prendre leur temps et c’est tant mieux !
 

+ Pour
  • - Une montée en puissance !
  • - Un système de jeu riche et complet
  • - Une prise en main immédiate
  • - Une belle utilisation de toutes les fonctionnalités de la Wii
  • - La magie de Zelda qui opère toujours !
  • - Des graphismes de toute beauté…
- Contre
  • - … mais loin de l’ère de la HD
  • - Quelques lenteurs en première partie d’aventure
  • - Rien d’autre !
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 9.6

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