Notre test de Thundercats
Thundercats
  • Date de sortie : 29 octobre 2012
  • Console :
  • Éditeur : BANDAI
  • Développeur : BANDAI

Est-ce que vous connaissez la série télévisée ThunderCats? Il s’agit d’une reprise de la série Cosmocats (à l’époque, les traducteurs français avait de l’imagination pour rebaptiser les choses) diffusée de 1985 à 1989 et crée par Ted Wolf. Cette nouvelle version datant de 2011 n’a pas fait long feu. Elle n’a duré qu’une saison qui a débutée le 29 juillet 2011 sur Cartoon Network et s’est terminée 26 épisodes plus tard. Pourtant, les critiques étaient dithyrambiques. Produite par la société d’animation Japonaise Studio 4oC (The Animatrix, Halo Legends, etc.), ThunderCats 2011 possédait des animations magnifiques et une narration sublime. Puis, voilà qu’un an plus tard Bandai lance sur le marché un jeu vidéo Thundercats! Un beat them all 2D sur Nintendo DS auquel les développeurs ont essayés de donner un aspect rétro. Malheureusement, ce n’est pas ce jeu qui relancera l’intérêt du public envers la série… Thundercats DS souffre d’une jouabilité môle, de graphismes vieillots sans saveur, et d’une durée de vie ridicule pour le prix auquel il est vendu.


Histoire

Après des générations de prospérité et de paix, Thundera a sombré dans le désespoir. La nation autrefois fière a été réduite en ruines par l’armée des lézards et son chef, le maléfique sorcier Mumm-Ra, ainsi que par Grune le Destructeur. Peu de Thunderians ont survécu à l’attaque, mais ceux-là se sont alliés pour trouver une façon d’arrêter le règne de terreur de l’armée, et se débarrasser de Mumm-Ra une fois pour toutes. Le chef des THUNDERCATS est le jeune héritier du trône de Thundera, Lion-O. Avec sa puissante Épée des présages, il se bat contre l’armée des lézards, avec l’aide de ses compagnons et de son épée. Mais ce lionceau a-t-il ce qu’il faut pour sauver l’honneur de sa nation?

L’histoire du jeu est la même que celle de la série télé, mais n’est pas aussi bien exploitée. Elle est narrée à une vitesse hallucinante à travers des captures d’écrans tirées du programme diffusé sur Cartoon Network. On regrette principalement de ne pas avoir des séquences animées pour nous mettre dans l’ambiance. Après tout, certains jeux DS proposent des cinématiques animées de bonnes factures (Solatorobo en tête de liste)! Étonnamment, on remarque que le jeu est proposé en français.


Jouabilité

Dans le genre du beat them all 2D, on retrouvait déjà mieux au début des années 1990 avec des jeux comme Captain Commando, Turtles in Time, Street of Rage, etc. Des jeux qui offraient plusieurs personnages jouables, des graphimes détaillés, en plus d'offrir une jouabilité répondant au doigt et à l'oeil. Dans Thundercats DS, le seul des Thundercats disponible en version jouable est Lion-O et force est de constater que les bonnes sensations de jeu ne sont pas au rendez-vous. Lion-O est lent, autant dans ses déplacements que dans ses attaques. Son double saut souffre d’un temps de latence et il est incapable de bloquer les attaques ennemies. La plupart du temps, si sa vie se retrouve en dessous des 50%, c’est surtout parce que le joueur ne peut pas interrompre un mouvement défensif en cours d’exécution pour fuir.


  Les six chapitres du jeu contiennent, en plus d’une tonne de monstres à vaincre, des objets de soins, des jetons, et des «power-ups» rendant l’épée de Lion-O plus puissante. Les jetons permettent d’appeler à la rescousse l’un des quatre amis du protagoniste principal : Tigro, Félibelle, Pantro, et Willy Kit et Willy Kat (un duo). Pour donner l’ordre à l’un de ces Thundercats d’aider Lion-O à vaincre les ennemis présents à l'écran, ou de lui donner des objets de soins, il suffit de toucher l’icône assignée sur l’écran tactile (mais il est seulement possible d’accumuler trois jetons à la fois). Cela revient au même d’activer l’attaque spéciale de Lion-O, une sorte d’immense traînée électrique qui balaie tout sur son passage. L’attaque spéciale est accessible une fois la jauge, située en haut de l’écran à gauche, remplie. Pour remplir cette jauge, il faut vaincre des ennemis! Avoir recours à ces puissantes attaques ne dépend que du joueur, mais même sans utiliser ces options, le jeu reste très facile, excepté durant les combats contre les boss qui sont longs à vaincre et inintéressants à combattre. Mourir durant un chapitre signifie, la plupart du temps, recommencer du début. Il n’y pas de points de sauvegarde durant les niveaux, seulement avant chaque boss. Ce n’est pas bien grave, mais par contre les sauvegardes entre les chapitres sont aléatoires. Si vous fermez votre console, vous ne savez jamais si votre progression a été sauvegardée…et ça, c’est dommage.

Graphismes

Les graphismes ne sont pas si dégueulasses et ont même un côté rétro, mais les images digitalisées ne brillent par leur propreté, les décors sont vides, les animations des personnages ne sont pas variées, et la plupart des trucs à l'écran ne s'harmonisent pas ensemble. Bref, je le répète, certains développeurs proposaient des jeux 2D plus beaux au début des années 90.



Bruitages

Il n'y a presque pas de musiques et Lion-O hurle à toutes les minutes son redoutable cri de guerre: «Thundercats, HOOOOOOOO». Disons que ça devient vite insuportable, surtout que la voix du pauvre Lion-O a été compressée et sonne de manière affreuse...

Focus Final

On pourrait résumer Thundercats DS en disant qu’il s’agit d’un mauvais jeu. Si l’éditeur avait voulu réparer les pots cassés pour ce jeu qui a sûrement subit un développement à faibles coûts, il aurait pu le proposer en téléchargement pour moins de cinq dollars, car le jeu est loin de valoir les 29,99$ demandés. Sa qualité globale et ses deux heures de jeux proposées ne sont pas exceptionnelles au point de le vendre au prix fort. À moins que vous soyez un fan fini des Thundercats et que vous collectionnez tout ce qui touche à cette franchise, vous voudrez garder votre argent pour un jeu qui le mérite. C'est d'autant plus triste parce que Namco Bandai nous propose, bien souvent, des adaptations de qualitées.

 

 

 


+ Pour
  • Traduit en français
  • Une adaptation vidéoludique de Thundercats
- Contre
  • Durée de vie ridicule pour un jeu vendu 29,99$
  • Jouabilité môle
  • Graphismes sans harmonie
  • Sauvegardes approximatives
  • Ultra répétitif et très peu intéressant
  • Le cri de guerre insuportable de Lion-O répété à chaque minute: Thundercats, HOOOOOOOO.
donne la note globale de 4.2

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