Test :: Kingdom Hearts Re: coded ( Nintendo DS )

Notre test de Kingdom Hearts Re: coded
Kingdom Hearts Re: coded
  • Date de sortie : 9 janvier 2011
  • Console :
  • Éditeur : Square Enix
  • Développeur :

Avec six jeux originaux, on peut dire que la franchise Kingdom Hearts est chère au cœur des joueurs et de SquareEnix. L’éditeur entretient d’ailleurs régulièrement cet attachement en nous proposant nombre de jeux à côté de l’histoire principale. Après deux opus principaux et quatre « spins off », c’est à se demander si l’univers de la série, aussi riche soit-il, ne va pas s’essouffler un jour. Est-ce le cas pour Kingdom Hearts Re : Coded ? Réponse en quelques mots.

 
Tiens, j’ai déjà vu ça.
 
Comme son nom l’indique, Re : Coded est une adaptation sur DS d’un jeu proposé uniquement au Japon sur téléphone portable, sous la forme d’épisode à télécharger. Ceci implique une simplicité évidente, aussi bien dans l’histoire que dans la grandeur des niveaux. Jugez plutôt.
 
Peu après la fin de Kingom Hearts II, Jiminy Criquet réalise que toutes les informations consignées dans son carnet ont disparu. Autrement dit, toute l’aventure de Sora a été mystérieusement effacée ! Il ne reste qu’une phrase énigmatique. Notre ami s’empresse d’en parler au roi Mickey, qui par un habile tour de magie crée une version « digitalisée » de Sora pour explorer le journal à la recherche des fragments disparus. Sora reprend donc du service à travers les mondes connus de tous afin de combattre les bogues envahissants le journal et élucider l’énigme. Des rencontres inattendues en chemin et un danger planant sur Mickey, Donald et Dingo tiendront notre héros en haleine jusqu’au dénouement final.
 
 
De la taille d’un mouchoir de poche, le scénario de Re : Coded ne nous éblouira jamais par ses rebondissements ou ses révélations. Au contraire, il nous emmène dans des lieux déjà visités quatre à cinq fois pour un connaisseur de la série, ce qui ne manque pas de démontrer le peu d’originalité du soft. Agrabah, le Colysée, Traverse Town… Les lieux n’ont malheureusement pas beaucoup changé. On les parcourt sans grand intérêt pour l’intrigue, qui nous plonge dans une histoire parallèle n’amenant de plus par rapport à KH I et II. Pires encore, les personnages côtoyés ne sont que des données du journal. Difficile alors de s’attacher à eux…
 
Des combats matrixiens  
 
Évidemment, Kingdom Hearts reste un jeu de genre "action-RPG" très efficace, avec un système de combat bien rodé, qui a eu l’occasion de se bonifier au fil du temps. On retrouve les combos, les attaques spéciales et les magies à choisir en temps réel dans un menu déroulant, les parades ou encore un système d’attaque ultime une fois une jauge pleine. Le tout fonctionne très bien et ne posera aucun problème aux joueurs confirmés comme aux nouveaux venus. On pourra alors se concentrer sur les ennemis, qui n’ont pas changé d’un poil. Les points faibles restent semblables et il faudra parfois arrêter de foncer dans le tas pour établir une stratégie. Le tout serait presque parfait si la caméra ne venait pas faire des siennes. Difficile à gérer, avec une tendance à se bloquer contre les murs et surtout à ne pas montrer ce qu’il faut, on pestera souvent contre elle dans les combats les plus ardus. Dommage, car le plaisir s’en trouve grandement gâché.
 
 
La gestion de notre héros se résume à trois menus : un pour gérer les équipements (une arme et quelques accessoires), un pour équiper les attaques spéciales et les magies (que l’on peut fusionner entre elles) et un pour gérer les statistiques. Ce dernier menu prend la forme d’un circuit électrique où l’on place sur un parcours défini des « fiches » possédant divers attributs : point de vie + 2, force + 1, etc.  En suivant le tracé, on atteint des cases spéciales qui une fois activé nous donne accès a de nouvelles compétences, comme sauter plus haut ou équiper un accessoire supplémentaire. Le petit plus vient des cases « triches », qui permettent d’influencer certains paramètres du jeu. Il devient possible de gérer la difficulté, le nombre d’objets laissés par les ennemis ou encore leur force. De quoi influencer votre progression selon vos goûts !
 
On en a vu d’autres, mais on aime toujours ça
 
D’un point de vue purement technique, Kingdom Hearts Re : Coded s’en tire très bien, compte tenu du support en question. La DS affiche des décors détaillés, avec une fluidité à toute épreuve, malgré le nombre d’ennemis à l’écran. Les combats sont dynamiques à souhait, en plus de bénéficier d’effets qui n’ont pas à pâlir face à ceux de la PlayStation 2. Il en va de même pour les scènes cinématiques. Bref, tout comme son prédécesseur 358/2 Days, cet épisode fait partie des jeux les plus beaux de la console.
 
Comme nous le disions plus tôt, il reste que les décors proposés ont déjà été traversés dans des aventures précédentes, que ce soit KH I, KH II ou encore 358/2 Days. Aucune surprise donc de ce côté-là. Pire encore, l’intrigue nous demande de les parcourir une deuxième fois pour boucler l’aventure ! C’est à la limite de l’overdose. Les musiques suivent le même chemin, puisque les thèmes des différents mondes ont été conservés. On retrouve donc les musiques de combats, d’ouverture ou encore d’exploration qui ont fait les grandes heures des épisodes PlayStation 2. Cela reste de bonne qualité, en adéquation parfaite avec l’ambiance, mais du réchauffé.
 
Des failles prêtes à être explorées
 
Si cet épisode DS pêche par son manque de nouveauté par rapport à la série originale, quelques bonnes idées viennent tout de même garantir un certain plaisir. À commencer par la jouabilité des différents mondes parcourus. L’excuse des bogues informatiques a permis aux développeurs de penser à toute sorte d’idées improbables, par exemple projeter Sora dans un niveau en 2D le temps de quelques minutes, ou encore transformé le jeu en un shoot sur rail. Certaines phases sont plus amusantes que d’autres, mais elles ont toutes le mérite de rafraîchir une exploration classique.
 
 
Pour finir, le soft propose son lot de trésors à découvrir, de fusions de compétences à outrance (bien trop compte tenu de l’ensemble de l’aventure) ou encore ses niveaux à rejouer afin d’en percer les derniers secrets et pourquoi pas aller jusqu’à la fin secrète. En ligne droite, achever l’aventure vous prendra une douzaine d’heures, avec quelques passages par la case gain d’expérience pour ne pas être frustré dans la dernière partie de l’aventure. Avec les secrets, il est facile de doubler la durée de vie.
 
Conclusion
 

Encore un portage pour SquareEnix, qui n’en finit plus d’étirer la sauce. Malgré le bon travail du studio H.A.N.D., on ne peut que constater le sentiment de déjà vu de l’œuvre, que ce soit dans la jouabilité, dans les niveaux ou dans l’intrigue. On parcourt donc l’ensemble d’un regard distrait, sans jamais embarquer réellement dans les aventures de ce Sora digital et de ces amis. Kingdom Hearts Re : Coded reste un bon jeu de DS, à conseiller à ceux ne connaissant pas trop les autres épisodes, ou au contraire aux fans inconditionnels.


+ Pour
  • - Des graphismes au top de la DS
  • - Un système de combat toujours aussi efficace
  • - Sora, Donald et Dingo réunis !
- Contre
  • - On a déjà vu !
  • - Une caméra très capricieuse
  • - Peu de nouvelles informations
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 7.3

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