Test :: Dragon Quest VI Realms of Revelation ( Nintendo DS )

Notre test de Dragon Quest VI Realms of Revelation
Dragon Quest VI Realms of Revelation
  • Date de sortie : 14 février 2011
  • Console :
  • Éditeur : Nintendo
  • Développeur : Square Enix

Fleuron du RPG japonais, la série Dragon Quest n’avait jamais quitté l’archipel avant le huitième épisode sur PlayStation 2. Cette époque troublée pour les admirateurs du monde entier est aujourd’hui oubliée, puisque Arte Piazza termine ses rééditions avec la sortie de Dragon Quest VI : Realms of Revelation sur Nintendo DS. Dernier opus d’une trilogie, il apportait en 1995 tout un lot de révolution tout en restant dans la tradition. La surprise est-elle toujours au rendez-vous ? Réponses en quelques lignes.

Un mythe en deux mondes
 
Dragon Quest, c’est avant tout une série de jeux de rôles cultes qui a marqué à tout jamais le paysage vidéoludique du Japon. Avec ses files d’attentes de plusieurs heures pour la sortie d’un nouvel épisode, ses millions d’exemplaires vendus en quelques jours ou encore sa loi pour interdire une sortie en semaine, on peut facilement parler de phénomène de société. En effet, Dragon Quest représente l’essence même du RPG japonais, à travers une recette mainte fois éprouvée et reproduite fidèlement au fil des années. Voilà pour les éléments de contexte, passons à l’histoire !
 
Trois compagnons se réveillent autour d’un feu de camp. Après quelques minutes, ils partent à l’assaut du château de Mudo, le seigneur du mal. Alors que le combat commence, notre héros se réveille chez lui, dans le paisible village du Pic des Tisseurs. Tout commence par un rêve ! Le réel vous rattrape assez vite, puisque le maire vous demande d’aller chercher les objets nécessaires pour la fête annuelle de la déesse. Après quelques péripéties, dont une chute dans un trou semblant donner sur un autre monde, vous réussissez votre quête. Pendant la cérémonie, la déesse fait une apparition inattendue et vous adresse un message : vous êtes investi d’une mission divine pour sauver le monde de la menace de Mudo ! Sans plus attendre, vous partez à l’aventure pour comprendre ce mystère et surtout sauver les habitants du monde réel… et du monde des rêves !
 
 
Il y a bien deux mondes dans Dragon Quest VI, ce qui rend l’univers à explorer particulièrement vaste et riche en surprises. Au cours de votre quête, vous rencontrerez de nombreux personnages hauts en couleur qui auront chacun leur petite histoire se mêlant avec le scénario principal. Même 15 ans après, on réalise tout le savoir-faire d’Enix (qui n’avait encore fusionné avec Squaresoft) en matière d’immersion. Chaque petit village propose une quête à remplir avant d’avancer dans l’aventure et le tout se fait dans une fluidité exemplaire, sans que l’on s’attarde trop longtemps à un seul endroit. Le plaisir de parcourir cet univers, de découvrir ses secrets et de percer le mystère de vos origines reste présent du début à la fin de l’aventure.
 
Les bases du RPG à leur meilleur !
 
Inutile de disserter longuement sur le système de jeu de Dragon Quest VI : il s’inscrit dans la plus pure tradition des jeux de rôle japonais. Comprenez par là que vous incarnez une équipe de héros, qui parcourt le monde soit sur une carte gigantesque, soit dans des lieux précis comme un village ou un donjon. Les combats se déclenchent aléatoirement sur la carte et la vue passe à la première personne, où l’on ne voit que les ennemis. Pour combattre, il suffit d’entrer les ordres et nos héros attaquent en fonction de leurs caractéristiques respectives. Un ennemi meurt quand ses points de vie tombent à zéro et le combat est gagné quand tous les opposants sont défaits. Rien de plus simple !
 
Une bonne gestion de ses points de vie et de magie est tout de même de rigueur, car malgré une montée de niveau régulière, les donjons se montrent souvent corsés et longs à traverser (même la difficulté a été revue à la baisse par rapport à la version SNES). Il n’est pas rare de devoir retourner au village pour faire le plein d’objet, de vie et de magie, tout en ressuscitant les alliés morts. Encore là, on retrouve les classiques d’un Dragon Quest : le passage obligatoire de l’église, pour sauvegarder ou ressusciter les morts, les auberges pour se reposer, les magasins d’armes et autres commerces, ainsi que les fameux puits toujours pleins de surprises. C’est avec grand plaisir que l’on retrouve ces ingrédients ayant fait les beaux jours du RPG. Par contre, on se demande toujours où est l’utilisation de l’écran tactile.
 
 
Quelques originalités viennent tout de même alimenter le tout. On commence avec un système de classe de personnage particulièrement bien pensé, qui favorisera une bonne gestion des compétences afin de pouvoir relever le challenge du jeu. La spécialisation de chaque personnage apporte un plus à leur personnalité, jusqu’à la classe ultime très convoitée : le héraut ! Poursuivons avec la capture de monstres, à l’image de Pokemon, qui permet de prendre le contrôle d’ennemis pour les entraîner et les faire combattre à nos côtés. Nous finissons avec quelques surprises comme deux personnages cachés ou encore un donjon accessible après la fin du jeu qui demandera toute votre patience et votre courage ! Avec cela, la durée de vie atteint facilement les quarante heures en ligne droite et plus d’une soixantaine avec les secrets.
 
Du classique au goût du jour
 
La surprise des graphismes de Dragon Quest IV est maintenant depuis longtemps oubliée. Nous retrouvons donc le même système de 3D avec une caméra tournant à 360 degrés autour des décors de ville, ainsi qu’un affichage continue sur les deux écrans. Ces petits gadgets technologiques font toujours leurs effets et permettant de mieux apprécier les décors des différents lieux visités, de très bonnes qualités pour une console en fin de vie. Le design des personnages d’Akira Toriyama fait toujours son petit effet. Les animations suivent le même chemin, même si les combats paraissent un peu fades, à cause de la vue à la première personne. Anecdote intéressante : ce sixième épisode était le premier à proposer des animations lors des affrontements, une révolution pour la série en 1995 !
 
Pour ce qui est des musiques, il faut encore une fois se replacer dans le contexte du succès de la série. Un néophyte entendra des bruitages tout ce qu’il y a de plus normal et des mélodies allant avec l’action, sans plus. Tandis qu’un admirateur retrouvera avec bonheur des sons cultes, que les développeurs osent à peine toucher de peur de perdre leur clientèle. Rien que pour cela, la bande sonore d’un Dragon Quest mérite d’être entendue.  
 
Conclusion
 
Dragon Quest VI faisait partie du fleuron des RPG japonais en 1995 et il ne manque pas de nous le rappeler. Malgré ses 15 ans d’âge, le parcourir aujourd’hui est un plaisir pour un amateur de RPG, grâce à son système de jeu complet, son monde colossal à découvrir et la refont graphique des développeurs. Ce jeu reste une valeur sûre, à découvrir ou redécouvrir sans hésitation.

+ Pour
  • - Une refonte graphique réussie
  • - Des éléments cultes
  • - Une traduction fidèle
  • - Système de jeu accrocheur et complet
  • - Deux mondes à parcourir
- Contre
  • - La classique du RPG austère pour certains
  • - On est loin de la débauche graphique actuelle
  • - Un défi parfois difficile
  • - Beaucoup de dialogues inutiles
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 8.1

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