Test :: Dragon Quest Monster Joker 2 ( Nintendo DS )

Notre test de Dragon Quest Monster Joker 2
Dragon Quest Monster Joker 2
  • Date de sortie : 18 septembre 2011
  • Console :
  • Éditeur : Square Enix
  • Développeur : Square Enix

Véritable culte au Japon, la série Dragon Quest n’a plus grand-chose à prouver, du moins au pays du soleil levant. Il en est tout autre chez nous, les RPG japonais étant en déclin. Alors quand un spin-off de cette série arrive sur les étalages des magasins, difficile de savoir si le tout va plaire aux joueurs. Gageons tout de même que ce deuxième épisode du mélange Pokémon et Dragon Quest saura nous surprendre, avant de se lancer dans l’aventure.

 
Un tournoi ou une île
 
Tout commence dans un avion censé nous conduire au plus grand tournoi de dresseur de monstre. Notre héros sans nom (une habitude dans Dragon Quest) voyage clandestinement afin de se rendre à ce fameux tournoi. Masi très vite il est découvert et devra payer son billet en se mettant aux services des passagers. Tout pourrait bien finir, si ce n’est d’un accident envoyant l’avion et ses passagers sur une île déserte remplie de monstre. Notre héros, ainsi que tous les personnages secondaires, sont maintenant contraints de s’entraider afin de survivre et percer les mystères de l’île !
Copie presque avouée du principe de Pokémon, Dragon Quest Monster Joker ne propose malheureusement pas un scénario ou une mise en scène aussi intéressante. Son principal défaut est que nous restons tout au long de l’aventure sur la même île, découpé en 8 régions. Après quelques heures, on comprend bien vite que la seule chose à faire est de capturer des monstres, de les fusionner pour en créer des plus puissants et d’avancer pour affronter des boss. Les personnages secondaires sont rarement présents et l’île est très vite parcourue. On s’ennuie donc côté attraction de l’histoire, l’intérêt n’étant pas là.
 
Du niveau et des monstres
 
Inutile d’épiloguer sur le système de combat, il regroupe tous les schémas classiques du RPG au tour par tour avec une vue à la première personne. Cadeau pour les allergiques aux combats aléatoires, les ennemis sont visibles sur la carte. On commence le tour, on rendre un ordre pour ses monstres (3 maximums), on valide le tout et les ennemis s’affrontent selon leur vitesse. Une fois les points de vie à zéro, le monstre meurt et la bataille est gagnée quand tous les ennemis sont vaincus. Ceci veut donc dire qu’il faudra bien gérer ses petits monstres pour être certain d’avancer sans danger dans l’île.
 
C’est sur cet aspect que le jeu se révèle le plus intéressant : la gestion des monstres. Chacun possède une lettre indiquant sa classe de puissance, de F à SS (les plus forts), ainsi qu’un niveau pouvant augmenter. À vous de choisir vos compagnons de route en fonction de leur lettre, puis de les rendre plus fort avec du level-up (beaucoup de level-up). Attention à ne pas trop vous attacher, car les monstres de base ne sont voués qu’à grandir pour fusionner et créer de nouvelles bestioles plus fortes ! Aucune restriction pour cette opération, si ce n’est le sexe et l’atteinte du niveau 10. Un dragon femelle et un slim mâle peuvent très bien s’accoupler (ne demandez pas comment…).
 
 
Après quelques essais hésitants, on se rend bien compte de l’aspect jouissif de la chose, car créer des monstres encore et toujours plus forts vient assouvir le besoin de puissance de tout bon joueur de RPG qui se respecte. Un aspect aléatoire a tout de même été placé, ce qui laisse de bonnes surprises après chaque fusion. Après certains niveaux, les monstres gagnent des points de compétences, à distribuer selon ce que vous voulez apprendre à votre ami. Une fois la compétence au niveau maître, vous pourrez la transférer au rejeton issu de la fusion. Autrement dit, vous pouvez vous façonner une bête de puissance à votre goût !
 
Et à part ça ?
 
Comme il est mentionné plus haut, on réalise bien vite que le schéma capture de monstres – monté de niveau et entraînement – fusion – capture de monstre devient central dans le jeu, pour en fait ne se résumer qu’à cela. Peu de quêtes secondaires, aucune histoire, des aires moins grandes qu’au premier abord… L’impression de manque de fond se fait sentir très vite. Difficile de trouver son compte si l’on n’accroche pas au système de fusion. Compter une quinzaine d’heures pour voir le boss de fin, et infiniment plus pour créer la bête ultime !
 
Il reste tout de même les affrontements en ligne, présenté comme le tournoi du début de l’histoire. Se déroulant en temps réel en LAN ou via les codes amis, il passe par un système de simulation de combat quand il s’agit d’affronter des inconnus. Votre équipe est « téléchargée » puis les résultats sont envoyés au serveur, qui indique le classement mondial via le site de l’éditeur. Si l’initiative peut-être saluée, on ne peut s’empêcher de regretter des combats en temps réel pour toutes les situations.
 
 
On court et on évite !
 
Côté réalisation, le jeu s’en sort très bien, avec des environnements ouverts proposant de vastes tableaux. Gardons tout de même en mémoire que l’aventure se déroule sur une île déserte remplie de monstre. Il n’y a donc pas de ville à l’horizon, mais des plaines, des grottes ou des lacs. Le design des monstres réalisé par Akira Toriyama fait toujours mouche, avec tout ce que l’on connait de l’univers de Dragon Quest (Slim en premier). Aucun ralentissement à l’horizon, que ce soit lors des déplacements sur la carte ou lors des affrontements.
 
La musique assure évidemment l’aspect fan service, avec tous les thèmes et autres bruitages chers à la série. Certains n’ont pas changé depuis le premier épisode en 1986 ! Par contre, puisque la majorité du temps de jeu se passe dans les combats, cette musique devient ennuyante à la longue.
 
Grâce à un système de fusion prenant et addictif, Dragon Quest Monster Joker 2 sauve le reste de son univers, manquant rapidement de profondeur. La chasse au monstre le plus fort devient un réel plaisir, pour peu que l’on accepte de fermer les yeux sur le reste. À réserver aux fans de level-up dans les RPG !

 


+ Pour
  • - Les combats efficaces
  • - La montée en puissance de nos monstres
  • - Les environnements ouverts
  • - La possibilité d’éviter les combats
- Contre
  • - Une grande faiblesse scénaristique
  • - Rien à faire en dehors des monstres
  • - Level-up lent et trop présent
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 7.0

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