Test :: Framed ( Mobile )

Notre test de Framed
Framed
  • Date de sortie : 12 novembre 2014
  • Console :
  • Éditeur : Loveshack Entertainment
  • Développeur : Loveshack Entertainment

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Aujourd’hui c’est au tour du studio indépendant Loveshack Entertainment fondé en 2012 à Melbourne, en Australie, par Joshua Boggs, Adrian Moore et Ollie Browne, créateur du tout dernier jeu Framed disponible sur iOS. Le titre n’a pas manqué son entrée. Il fut récompensé par de nombreux prix notamment pour son originalité, sa qualité et sa direction artistique. Il y a quelques jours, le jeu a enflammé la toile dans la presse vidéoludique. Hideo Kojima, créateur de la saga Metal Gear, l’a encensé en disant qu’il s’agissait de son meilleur jeu de l’année. À cette occasion, j’ai décidé d’en écrire une critique.

Framed est un jeu atypique, un puzzle-game issu du IXe art dont il est possible de changer le destin d’un fugitif en modifiant l'ordre des vignettes. Un concept fascinant qui a le mérite d’être exploité car à l’inverse d’interagir avec le décor, Framed propose de modifier l’action en remaniant le décor. Dès le début, la mécanique du jeu est intuitive, il faut déplacer les vignettes pour que l’histoire puisse reprendre. C’est alors que le casse-tête va commencer, le personnage commence sa course dans le sens de lecture d’une BD, pour la terminer de façon prématurée à la vignette d’après. Une idée originale où chacune des cases fonctionne comme un plan-séquence de quelques secondes ayant deux finalités antagonistes. Il faut donc déplacer chaque vignette afin d’élaborer des connexions narratives permettant d’ouvrir un passage sûr, à notre « héros ».  

Le titre de Loveshack Entertainment est un puzzle narratif. Pas de phylactères, pas d’appendices, pas d’onomatopées, ni d’idéogrammes, c’est littéralement le sens de l’illustration globale qui définit l’histoire du jeu en proposant une difficulté qui monte crescendo. La mise en pause est une aide non négligeable, nous laissant un temps de réflexion pour parvenir sain et sauf à la dernière vignette de la page en schématisant un plan d’évasion. C’est à travers les pages que l’on découvre de nouveaux mécanismes comme la rotation et la réutilisation de certaines vignettes. La gageure a été d’insuffler suffisamment de lisibilité pour que l’on puisse comprendre d’un coup d’oeil la trame narrative du jeu. 

L’atmosphère de film noir donne de la force au titre de Loveshack Entertainment. C’est par son style graphique vintage, ses lignes élégantes et épurées, ses aplats de couleurs et ses silhouettes contrastées que l’on découvre nos premières impressions du jeu. C’est sous son air de polar fifties aux sonorités Jazz à la Charles Mingus que Framed nous entraine, page après page, dans une course poursuite incessante qui le confronte à la mort dans chacune des vignettes. Néanmoins, Framed présente une certaine amertume puisqu'il propose une durée de vie maximum de deux heures de jeu. On aurait aimé en avoir plus, avec la possibilité de créer une bande dessinée à choix multiples changeant la trame narrative du jeu. 

Focus final:

Loveshack Entertainment a le mérite de nous proposer un puzzle-game original avec une mécanique de jeu à exploiter. Il fait partie de ces studios indépendants qui ouvrent de nouvelles perspectives au monde vidéoludique. Framed est une véritable bouffée d’oxygène démontrant le talent du studio australien. Même si l’on pourra reprocher au jeu d’être trop court, Framed regroupe tous ces jeux créés par de petits studios, loin des AAA actuels qu’il faut continuer à soutenir et 4,99 $ ce n’est pas trop cher payer pour cela.

 


+ Pour
  • Le concept de puzzle narratif
  • Une direction artistique soignée
  • La mécanique de jeu
  • L'originalité
  • Son prix
- Contre
  • Pas assez long
  • Le concept et les mécaniques auraient pu être mieux exploités
donne la note globale de 8.0