Mon avis sur le film Hardcore Henry [55413]

Mon avis sur le film Hardcore Henry

Cinéma, séries télé, Netflix, Manga et super-héros

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Savoir innover, tirer son épingle du jeu, se démarquer, n'est pas donné à tous. Cela s'applique à une multitude de domaines, dont le cinéma. Pensons au premier Blairwitch Project ou Cloverfield, deux films qui rivalisaient d'audace et d'originalité. Ilya Naishuller a tenté un style audacieux avec son premier film Hardcore Henry (Hostile en version française), en filmant le tout à partir d'une caméra GoPro Hero 3.  Il tourne un film qui est présenté d'une perspective entièrement à la première personne. On découvre donc une aventure de fou à travers les yeux du héros du film, Henry. Henry qu'on ne verra jamais dans le film (outre son visage à un certain moment , pendant 10 secondes), parce que cet homme, c'est nous (d'où la vue à la première personne pour une immersion totale).

Bienvenue à Moscou Henry

Le pauvre Henry a une deuxième chance, puisqu'il vient d'être ramené à la vie en tant que super soldat cybernétique. Une deuxième chance oui, mais à quel prix? Il ne se souvient de rien, son épouse est kidnappée par un puissant seigneur de guerre et des dizaines de vilains tentent de l'éliminer une bonne fois pour toutes.

Le film dont vous êtes le héros

Par où commencer? Hum... Hardcore Henry est un film particulier, ça c'est certain. Ilya Naishuller propose ici au spectateur, un nouveau genre de film. Sur cet aspect, c'est pari tenu. Tout le film se déroule vraiment à travers les yeux du héros, du début à la toute fin. L'histoire tient la route (quoique j'aurais aimé en apprendre davantage sur le vilain du film et l'origine de ses pouvoirs), une histoire de grande violence, pour public averti, mais qui ne se prend jamais au sérieux. Le film se termine et on ressent une certaine fatigue, nos yeux et notre cerveau constamment sollicités. Concernant le côté graphique du film et tout ce sang et membres brisés ou détruits, l'aventure n'est pas si violente que cela, mais le fait de tout vivre à travers les yeux d'Henry, nous fait ressentir la violence autrement. Ajoutez à cela les mouvements continus de caméra et la rapidité de l'action, une vingtaine de spectateurs ont quitté la salle après 20 minutes. Personnellement, je n'ai ressenti aucun malaise, mais certaines personnes après le film, mentionnaient avoir ressenti une légère nausée à certains passages. Si le film est trop court? Non. Pour un film de ce genre, c'est juste parfait.

Les séquences d'action sont merveilleusement bien orchestrées, que ce soit lors des affrontements aux poings, à l'épée, à l'arme à feu ou à véhicule. Même qu'à l'occasion, j'ai eu quelques fous rires lorsqu'un ennemi se faisait scalpé la moitié du crane, ou éclaté en plein vol. Certaines mises à mort d'ennemis sont vraiment spectaculaires et m'ont rappelées quelques bonnes séquences de jeux vidéo. Notre Henry est poursuivi sans cesse et doit rivaliser d'agilité et de débrouillardise pour repousser les dizaines d'ennemis qui tentent de l'éliminer. À certain moment, tout va si vite et les ennemis sont si nombreux qu'on en perd le fil. On apprécie alors les quelques séquences où l'action est moins présente.

Mon personnage préféré? Assurément celui de Sharlto Copley dans le rôle de Jimmy. La surprise concernant la particularité de ce personnage m'a vraiment étonné et que dire de sa personnalité! Pour ceux qui se posent la question, Copley était le personnage principal du film District 9.

Ai-je aimé mon expérience? Hardcore Henry étant véritablement une expérience cinématographique difficile à catégoriser. Oui, j'ai aimé cette heure et demie de pure folie. Mais ce film s'adresse réellement à un public averti, qui sait quel genre de film il s'apprête à voir.

Pour l'originalité et le style complètement déjanté qui ne se prend jamais au sérieux :


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