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Après des dizaines de rendez-vous avec les éditeurs et professionnels du jeu vidéo, notre visite du salon allemand a touché à sa fin et c'est avec pleins d'étoiles dans les yeux que nous rentrons rejoindre nos pénates avec la promesse de retrouver les titres qui nous ont le plus marqué lors de ce salon. Voici donc les "Coups de Cœur" de l'équipe dans une sélection de 5 jeux qui nous auront réellement marqués sur ce salon.

 

Titanfall (PC, Xbox 360 et Xbox One)

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Une sortie d'une nouvelle console, ça accompagne dignement. Microsoft l'a bien compris et peut remercier Electronic Arts ainsi que le jeune studio (mais expérimenté car la grande majorité des développeurs sont d'anciens d'Infinity Ward, géniteurs de Call of Duty) Respawn Entertainment. Titanfall a tout ce qu'il faut pour mettre le feu à la première année d'existence de la Xbox One en lui offrant un FPS survitaminé boosté par un gameplay qui réunit tout ce que l'industrie du jeu vidéo a pu faire de mieux ces dernière années. Commençons par poser les fondations : Titanfall est un jeu de tir à la première personne donc, mais dont le cœur de sa jouabilité nécessite d'être en équipe. Sur la démo à laquelle nous avons pu nous essayer, deux équipes se faisaient face dans une ville qui fut le théâtre d'un affrontement monumental entre, sommairement, des "bons" et des "méchants". Le camp des vertueux fut largué sur le champs de bataille mais l'atterrissage ne posa pas le moindre problème puisque tous les soldats furent équipés de jetpacks leur permettant non seulement d'amortir leurs chutes vertigineuses mais aussi et surtout de se permettre des acrobaties complètement surnaturelles à base de double-sauts, courses murales et évacuation d'urgence d'un titan mal en point à quelques dizaines de mètres de hauteur sans se loger le fémur dans l'abdomen une fois les pieds au sol. Les méchants quand à eux arrivèrent en ville accompagnés par leurs coéquipiers mais aussi par toute une ribambelle d'alliés gérés par l'IA qui vont non seulement servir de chair à canon mais qui viennent surtout agrandir leurs capacités de destruction. Très clairement, Respawn voulait une expérience ultra-dynamique et au fur et à mesure de l'action, il semblerait que le studio a bel et bien atteint cet objectif en devenant peut être même un nouveau standard lors de la sortie du jeu. Notre soldat bouge avec une facilité déconcertante et offre au joueur une sensation de vitesse et d'agressivité rarement ressentie dans un FPS. C'est bien simple : dès les premières secondes, les habitués des FPS auront l'impression d'avoir joué à Titanfall toute leur vie tant le gameplay est un modèle de simplicité et d'essentialité.

Avant de se jeter dans l'arène, nous avions la possibilité de choisir entre 3 classes de soldats... de pilotes plutôt (vous allez comprendre) parmi les éternels personnages basés sur l'attaque brute, à distance ou un mix des deux mais couplés avec leur propre titan qui, eux aussi, disposent de plusieurs catégories similaires aux choix des pilotes. Le reste est on ne peut plus simple : après un certain laps de temps, les pilotes pourront demander un larguage de leur titan devant leurs yeux et y monter aux commandes. A partir de là, le gameplay devient beaucoup plus lourd même si les titans disposent d'une capacité de glissade rapide permettant de bonnes esquives de roquettes ennemies, mais leurs tailles les rendent immédiatement plus ouverts au feu ennemi qui mettra un point d'honneur à trouer la carlingue de ces mastodontes du champs de bataille. Cependant, nous avons pu constater que les pilotes restés à pied n'étaient pas sans ressources face aux titans et pouvaient tout à fait rendre chèvres les robots géants en leur servant, depuis la sécurité d'un bâtiment, des milliers de balles sur un plateau d'argent sans que le pauvre titan ciblé puisse atteindre le joueur qui se déplace de fenêtre en fenêtre. De plus, ce qui représente la faille du titan représente aussi un atout pour le reste de l'équipe restée au sol qui peut ainsi se focaliser sur la recherche et l'élimination des adversaires qui tentent d'abattre le titan de son équipe. Bien évidemment, gare aux téméraires qui se croiraient à l'abri derrière un robot allié puisque les titans disposent d'une puissance de frappe à la mesure de leur taille et réduiront en poussière le moindre petit pilote à découvert. Sur les deux petites parties auxquelles nous avons pu participer, nous avons clairement pu discerner l'éventail des stratégies possibles que pourraient offrir ce genre de configuration sans pour autant toutes les entrevoir tant les actions, simples et fulgurantes, peuvent en engendrer d'autres.

Et que dire de la plastique exemplaire du titre qui se permet des situations de bataille nourries par des dizaines d'explosions, de balles fusantes et d'impacts profonds le tout avec une fluidité exemplaire, un design d'anticipation chatoyant qui ne se contente pas d'une prédominance de gris et d'un environnement sonore qui rappelle à quel point avoir un bon système audio est important pour s'immerger dans un titre d'une telle envergure.

Titanfall est attendu pour 2014 sur Xbox 360, Xbox One et PC.

Destiny

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Parfois, il y a des annonces qui vous laissent totalement indifférents voire même qui ne vous donnent pas envie d'en entendre plus que ce que vous aviez perçu en préambule comme : "par les créateurs de Halo"... Mouais, encore un Halo-like mais massivement multijoueur, chouette (à lire avec une voix ironique bien sûr). Mais le job de journaliste c'est aussi d'être objectif et de pouvoir rapporter une info telle qu'on nous la transmise. C'est donc le pas lourd, limite à reculons, que nous avions honoré notre rendez-vous avec Activision en assistant à la démo vidéo ainsi qu'à une session de Questions/Réponses en compagnie de l'attachée de presse américaine et l'une des membres du staff de Bungie. Sauf que l'impensable c'est produit ! Au fur et à mesure de l'avancée de la vidéo, nos yeux d'anti-FPSenligne se sont écarquillés avec une constatation à l'esprit : "mais, c'est le même jeux que je boycotte depuis son annonce en février ? JE SUIS DÉBILE OU QUOI ?!".

Violente prise de conscience face à cette démo vidéo de Destiny qui nous a permis de le reclasser mentalement dans la bonne catégorie : un FPS-RPG solo et coopératif dans un univers en ligne persistant.  Pour donner une meilleure idée du projet à ceux qui, comme nous, ont eu l'effroyable idée de ne pas considérer ce jeu plus que comme un bête Halo-like : imaginez un Borderlands persistant (en retirant l'aspect bien sûr ce qui fait l'âme profondément crétine du jeu) en y ajoutant une ambiance space-opera qui parait gigantesque et vous obtiendrez un début d'idée de ce que Destiny sera entre nos mains. Pour l'heure, nous savons que trois classes seront jouables proposant donc trois styles de jeu différents mais surtout composant une équipe idéale pour le jeu car, même si vous pourrez arpenter Frontier en solo, il sera rudement conseillé de partager cette expérience dans une escouade de trois joueurs. Votre mission ? Faire régner l'ordre dans l'univers en incarnant les Guardians ("gardiens) face aux Fallen ("déchus"), Cabals et autres races belliqueuses de la galaxie dans des missions PvE (joueurs contre ennemis gérés par l'IA) où l'appât du loot devra être indéxé au niveau de nos ennemis car, comme dans la série Bordelands, Destiny repose sur une bonne base RPG. Hors de question donc de se lancer à l'assaut de n'importe quel ennemi si vous avez plusieurs niveaux d'écart et encore plus si vous êtes seul : Destiny compte sur vous pour partir à l'aventure à plusieurs même si l'aventure solo restera viable... Quelques temps. Et si vous êtes plus attachés à votre équipement d'élite, vous pourrez le chouchoutter comme bon vous semblera en le customisant de la tête aux pieds et du canon à la crosse.

Coté technique, c'est une démo du niveau Next-Gen/PC qui nous avait été offerte d'admirer et le verbe est faible : Destiny est une véritable baffe lancée avec élan tant l'aspect graphique illumine nos yeux de gamers. La gestion des lumières (le visionnage la vidéo "Out here in the wild" est plus que conseillé) et des ombres est tout simplement bluffante (notre cher ami JB nous ayant même fait remarquer que l'ombre de notre propre personnage se verra sur notre équipement) ainsi que le design d'un ordre plus général qui transpire le space-opera au meilleur de sa forme, sans parler des différents environnements graphiques que nous arpenterons sur la Terre, la Lune, Saturne, Mars et bien d'autres.

Dernier aspect qui devrait finir de vous convaincre de surveiller d'extrêmement près ce projet, c'est la façon dont Bungie compte faire jouer les Guardians d'un serveur tout entier ensemble : en effet, l'avantage que le serveur soit persistant c'est que les développeurs vont pouvoir déclencher des évènements à l'échelon global en faisant, par exemple, passer des vaisseaux amiraux ennemis en rase-motte afin de larguer au sol des robots bien nerveux mais qu'il ne faudra tolérer sous aucun prétexte. Bien évidemment, leur point de chute ne sera pas anodin et il sera impossible de les ignorer ad vitam car le chemin de votre petite équipe repassera forcément à un moment ou à un autre par les lieux occupés par l'ennemi. Il en revient donc aux joueurs d'unir leurs forces pour abattre ces gêneurs et permettre aux escouades de mener à bien leurs missions. Et encore, il ne s'agit là que d'un infime exemple parmi un nombre incalculable d'évènements déclenchables que Bungie nous a laisser imaginer avec un sourire.

Destiny est non seulement notre plus grosse prise de conscience de ce salon mais en plus un FPS/RPG massivement multijoueur de la trempe d'un Broderlands doté d'un univers qui a de l'allure et qui ne donne envie que d'une seule chose : l'avoir entre ses mains... Vivement 2014 !

Contrast (PS3, PS4, Xbox 360, PC)

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Didi est une petite fille comme les autres et comme toutes les petites filles de son âge, elle a une imagination débordante. Pratique pour s'inventer des histoires voire même une aventure lorsque l'environnement familial n'est pas vraiment au beau fixe... Lancée dans les rues sombres et délicieusement "Vieux Paris" de Contrast, Didi va parcourir la ville en vivant une mignone épopée en compagnie de Dawn, son amie imaginaire, pourvue d'un pouvoir assez spécial : l'intéraction avec les ombres.

Voici le pitch tout mimi de Contrast, un jeu développé par Compulsion (un studio canadien) qui sera disponible en fin d'année sur PS3, Xbox 360, PC et un peu plus tard sur PS4. Derrière cette aventure de petite fille se cache un voyage au pays du jazz, dans un environnement à la Tim Burton au cœur une ville inspirée par un Paris des années 20 avec, en prime, du romantisme à l'eau de rose typiquement féminin. L'ensemble donne un paysage diablement original épaulé par un gameplay tout aussi inventif basé sur la capacité de Dawn à se mouvoir sur les ombres. Oui, nous avons bien dit "sur" car la belle sera capable d'utiliser la moindre petite zone ombragée comme plateforme afin d'accéder à des hauteurs impossibles à atteindre dans le monde réel. Contrast est donc un bon vieux plateformer à énigmes comme il ne s'en fait que très peu mais qui, à chaque fois, font mouche (Braid ou le futur Ethan Meteor Hunter) grâce à un level design très étudié pour nous forcer à se creuser les méninges. Dawn se retrouvera donc à parcourir les rues du jeu en résolvant des énigmes (le plus souvent toutes en verticalité) qui lui permettront de progresser et surtout de faire vivre des histoires passionantes de romances à la petite Didi car, ne l'oublions pas, Dawn est un personnage qui n'existe que dans l'esprit de la petite fille... Comme quasiment tous les autres d'ailleurs. Ainsi, il ne sera pas rare au détour d'un cabaret ou d'une impasse d'y trouver des ombres en pleine dispute amoureuse (la démo que nous avions vu nous présentait la love story entre une chanteuse et un musicien), ombres qui grâce à leurs gestes amples permettront à Dawn de les escalader pour parvenir à un balcon très élevé, recelant l'une des orbes de lumières que la fine équipe devra débusquer dans les rues, les bâtiments et autres carrousels de la ville. Bien évidemment, se balader sur des ombres en mouvement en alternant passages dans le monde réel puis celui des ombres deviendrait rapidement répétitif mais Compulsion a visiblement planché sur plusieurs difficultés supplémentaires pour lesquels Dawn sera dotée d'un nouveau "pouvoir" comme la capacité de traverser une ombre verticale alors qu'elle la bloquait auparavant (et il ne s'agit que d'un exemple parmi plusieurs autres capacités que Dawn pourra obtenir).

En bref, Contrast fait d'ors et déjà parti de ces "petits jeux" qui ont tout d'un grand : une ambiance début du XXème siècle avec du bon jazz non-stop dans les esgourdes, enrobé dans un design inspiré d'un film d'animation de Tim Burton et servi par un gameplay frais dont la difficulté ira crescendo.

 

Res0gun (PS4)

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Fraîchement annoncé à la conférence gamescom 2013 de Sony, le dernier jeu du talentueux studio Housemarque (Super Stardust HD) s'est offert aux visiteurs du Koelnmesse. Installés sur un pouf, une DualShock 4 entre les mains, nous avons pu découvrir ce shoot'em up explosif et ultra-coloré. Reprenant pas mal de codes de son prédécesseur comme l'aire de combat circulaire (notre vaisseau ne gravitera plus autour d'une planète mais tournera en rond autour d'une ville futuriste au sol), les power-ups, les bombes très efficaces pour nettoyer une map entière et bien sûr des vagues de plus en plus imposantes de vaisseaux ennemis. Dans Res0gun, le concept est simple : sauver les humains prisonniers en les récupérant au sol pour les emmener dans un téléporteur qui se chargera de les mettre à l'abri. Comble du bonheur, le fait de sauver une âme en détresse permettra d'obtenir une amélioration d'arme, une bombe ou un bouclier qui nous octoiront plus d'efficacité pour faire grimper le multiplicateur de points via de petites orbes vertes trouvées dans les carcasses des extra-terrestres. Une nouvelle fois, Housemarque est surprenant de maîtrise technique en proposant un jeu extrêmement fluide capable d'afficher sans broncher des centaines voire des milliers de particules, débris de vaisseaux et autres effets de lumières. Décidément, Sony a bien fait de compter sur les "indés" pour la sortie de sa PS4 car ce Res0gun va certainement faire des heureux parmis les amateurs de scoring et de shoot dynamique.

Mad Max (PS4, Xbox One)

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Visionnez notre avis en vidéo ici : http://www.game-focus.com/gamescom-2013-les-videos-du-salon-48336.php


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