Notre avis sur le jeu State of Mind

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NomState of Mind

Développeur : Daedalic Entertainment

ÉditeurDaedalic Entertainment

Genre : Thriller futuriste / point'n click 3D

PlateformesSwitch (pour ce test), Xbox One, PS4, PC

Prix : 50,39$


Note : La copie du jeu utilisée pour la production de cette critique a été gracieusement offerte par l'éditeur. Les opinions dans cette critique ne tiennent pas en compte la participation de l'éditeur qui n'intervient aucunement dans le processus de rédaction de nos textes et nos vidéos.


Les séries télé, les films, les livres et les jeux vidéo qui abordent le sujet de l'intelligence artificielle, m'ont toujours fasciné. Assisterons-nous un jour à une intelligence artificielle autonome? Est-ce que je vivrai assez vieux pour voir des robots à l'apparence humaine exécuter de véritables tâches de la vie quotidienne? À quoi ressemblera notre futur? Certains auteurs se penchent sur la question et c'est le cas de l'allemand Martin GanteföhrMartin Ganteföhr à travers son jeu State of Mind. Voici mon avis sur cette aventure déstabilisante...

Histoire

Le tout débute à Berlin, en 2048. Le célèbre journaliste Richard Nolan a perdu partiellement la mémoire suite à un accident de taxi. Il cherche sa femme Tracy et son fils, James... Du haut de son chic appartement, dans ce Berlin futuriste rappelant l'univers de Blade Runner, Richard Nolan devra retrouver sa famille et les souvenirs qu'il a égaré...

Le thriller futuriste State of Mind nous plonge dans un futur possible, un avenir rapproché où la technologie a fait un bon prodigieux, mais... ''réaliste''. Ici, on nous plonge dans un univers où tout est connecté, où la récolte de données sur notre vie privée est utilisée de diverses façons, où la technologie a un grand impact sur nos vies quotidiennes, où l'idée de visionnaires peut influencer des millions de gens à travers le monde, où il y a toujours une caméra qui nous observe. Évidemment, le fond de toute cette histoire nous fait penser à Google, Facebook, Elon Musk, Steve Jobs, Microsoft, etc... Voilà pourquoi la trame de fond de State of Mind nous parait si crédible, efficace et... effrayante.

Garder la surprise

Au départ, j'avais l'intention de vous livrer une critique vidéo de State of Mind, mais j'ai changé d'avis à la toute dernière minute. La plus grande qualité de ce jeu est son histoire. Les twists que le scénario va prendre, les scènes touchantes, bouleversantes, voire même dérangeantes à l'occasion, méritent que le joueur se préserve de tout élément visuel pouvant gâcher la sauce. Vaut mieux plonger dans State of Mind avec cet état d'esprit : soit de sauter dans le vide en ne sachant pas ce qui va nous arriver et faire confiance à Martin Ganteföhr et votre humble rédacteur de Game-Focus.

Fonctionnement

Le jeu est un mélange du style Quantic Dream et des jeux de Telltale Games (Walking Dead) pour les déplacements et le type de mécaniques de jeu (sans les zombies bien sûr), dans un univers à la Blade Runner et I Robot de Will Smith. Assurément, ce n'est pas un jeu pour tout le monde, au même titre que Detroit Become Human ne pouvait plaire à tous. Ici, c'est le même genre de jeu (vue à la troisième personne, zones ouvertes à explorer, éléments avec lesquels il faut interagir, discuter avec des PNJ, faire des choix de réponses), mais avec une pleine liberté de la caméra (avec le stick droit). Tout le long de l'aventure vous aurez à faire des choix, à participer à des conversations qui auront un impact sur votre progression. Par contre, contrairement à Detroit Become Human, l'arborescence des possibles n'est pas affichée. Y a-t-il réellement beaucoup de choix possibles? Ma décision avait-elle réellement un impact majeur sur la suite? Aucune idée. Mais assurément, certaines décisions n'étaient pas faciles à prendre. À quelques occasions, j'ai déposé la manette sur le côté pour me donner le temps de réfléchir. J'ai bien aimé qu'il n'y ait pas de temps limité pour répondre à une question ou pour prendre une décision.

Graphismes

J'ai testé le jeu sur Nintendo Switch et laissez-moi vous dire que l'équipe de développement chez Daedalic a beaucoup de talent. Le jeu tourne super bien sur Switch, le rendu visuel est magnifique, pour autant qu'on aime le style. Le reflet de la lumière des lampadaires sur le trottoir mouillé, l'éclairage néon des bars, la gestion des ombres dans les souterrains, la propreté de l'image sans un pet de texture, pas de pixel qui traîne, bref, du très beau boulot. J'ai pris un nombre impressionnant de photos avec ma Switch, question de partager la beauté du jeu. Par contre, la fonction ''court film de 30 secondes'' n'était pas offerte pour le moment, dommage.

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Le seul truc un peu dérangeant ou qui accroche l'oeil, c'est la structure corporelle des humains et leurs animations particulièrement rigides. Attendez de voir Richard Nolan courir à travers l'oeil d'une caméra de surveillance... De toute beauté!

Son et musique

L'ambiance sonore est parfaite. Autant du côté des éléments robotisés, du son des sirènes de police en approche, des explosions, ou des gadgets technologiques de notre environnement. Jouez-y avec un casque d'écoute, c'est génial. Ajoutez à cela des pièces musicales toujours à propos et qui viennent appuyer certaines séquences, l'immersion est totale. Le jeu est tout en anglais parlé et sous-titré en français. Étant donné la forte présence de dialogues, le joueur moins familier avec l'anglais doit s'attendre à beaucoup de lecture de sous-titres. Le jeu des acteurs qui prêtent leurs voix aux personnages est plutôt crédible et efficace.

Durée de vie

J'ai terminé l'aventure de State of Mind en neuf heures, mais en fouillant encore un peu plus, en explorant encore ici et là, un joueur peut atteindre le 10h. Malheureusement, ça m'apparaît un peu court, quoique de prolonger artificiellement l'histoire, on aurait pu gâcher la sauce. Je n'ai pas ressenti de raccourci scénaristique et du même coup, je n'ai pas eu le sentiment qu'il me manquait des informations à la conclusion de l'oeuvre. Reste qu'un cinquante dollars pour neuf heures de jeu, ça peut paraître cher, j'en conviens. Surtout qu'il n'y a pas vraiment de rejouabilité avec State of Mind, outre la possibilité de refaire les chapitres de son choix et de prendre des décisions différentes pour en découvrir les impacts. Il y a quelques puzzles à résoudre, lesquels sont toujours simples et faciles à compléter. Principalement, il s'agit de mettre dans le bon ordre des images, de classer des informations, ou de pirater une caméra. Par contre, l'aspect enquête et découverte d'éléments clés est particulièrement grisant et excitant. Précisons ici qu'il n'y a aucun combat dans State of Mind, pas de bibittes à affronter, de pistolet à manier, d'armée à décimer à grands coups de pisto-laser ou de pouvoir kinétique à utiliser. Ici, on va du point A au point B, on observe, on enquête, on interagit avec l'environnement et on est stupéfait.

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Dans le dernier quart du jeu, celui-ci nous arrive avec des nouveautés au gameplay qui n'ont pas été utilisées auparavant. J'aurais bien aimé que ces éléments soient davantage exploités. Bien entendu, vous l'aurez deviné, je ne vais rien dévoiler question de préserver l'intrigue du jeu.

Focus final

J'ai adoré mon expérience avec ce jeu. Le scénario complexe de State of Mind m'a transporté, autant durant mes parties, que dans ma tête après mes séances de jeu. La dernière fois qu'un jeu m'avait autant fait réfléchir par ses séquences et ses différentes surprises scénaristiques, c'était avec INSIDE. La richesse de l'expérience proposée par Detroit Become Human et ses multiples voies scénaristiques est difficile à égaler (sinon par les différentes productions du studio), mais l'écriture de State of Mind est plus fine. J'ai vraiment dévoré ce jeu d'un bout à l'autre, comme on savoure une bonne série télé qui vient nous accrocher. C'est peut-être pour ça que le jeu m'a paru trop court. L'univers y est si grisant, passionnant, on en voudrait plus! Je veux retourner à City5!  Bzzzzz----- **fin de communication**

Verdict : Un achat pour ceux qui aiment les jeux narratifs de ce genre, mais dont l'achat sera beaucoup plus recommandable lorsqu'il y aura baisse de prix.

Tout le scénario et son histoire de fou
Rendu visuel général
Ambiance sonore et musicale
Fascinant à voir évoluer comme une bonne série TV
Pas beaucoup d'action, on mise plutôt sur l'immersion...

...ce qui ne plaira pas à tous
En anglais parlé (mais précisons qu'il est sous-titré français)
Légèrement trop court
Les animations rigides (et parfois risibles) des personnages
Un peu trop cher

 

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