Notre test de Fire Emblem: Path of Radiance
Fire Emblem: Path of Radiance
  • Date de sortie : 16 octobre 2005
  • Console :
  • Éditeur : Nintendo
  • Développeur : Intelligent Systems
S’il y a bien un jeu qui a profité du report de The Legend of Zelda : Twilight Princess question visibilité, c’est probablement Fire Emblem : Path of Radiance. Celui-ci nous plonge dans une aventure au scénario riche en personnages, lieux et rebondissements. Bref, Path of Radiance, le premier épisode de la série de RPG tactiques à sortir sur console de salon depuis belle lurette (et la première fois en Amérique), suit la tendance des versions GameBoy Advance en élevant un nouveau standard de qualité. Seulement, ici, l’aventure est parsemée de petits défauts causés par le passage de la 2D à la 3D, qui lui donne du mal à recevoir le qualificatif d’épique.
 

Le scénario de ce nouveau Fire Emblem prend place sur le continent de Tellius, un endroit habité par les Beorcs (les humains) et les Laguz (des créatures ayant l’apparence d’humains, mais qui peuvent se transformer en bêtes, soit en félins, en oiseaux ou en dragons). Les différences entre les deux races ont été la source de conflits à travers les époques, mais les dirigeants des peuples divisés travaillent à instaurer la paix entre eux, même si les habitants ont encore des préjugés importants vis-à-vis l’un et l’autre. Vous êtes Ie, fils de Greil, qui est lui-même un guerrier redoutable et le commandant d’un groupe de mercenaires établis à Crimea, un des six pays du continent de Tellius. Peu après, vous êtes fait membre officiel du groupe, Daein, une contrée voisine de Crimea, envahit le pays. Suite à une succession d’événements, le petit groupe de mercenaires de Greil sera mêlé à une aventure grandiose et à un voyage périlleux pour tenter de sauver Tellius d’un chaos inévitable, causé par un roi prit de méchantes illusions de grandeur.

Même si l’histoire peut sembler clichée en résumé, elle ne l’est pas du tout. Personnellement, j’ai trouvé que c’était le point fort de Fire Emblem : Path of Radiance. Même dans une ambiance fantastique, ce récit humain qui utilise des thèmes très actuels comme le racisme, est la main qui m’a poussé à aller toujours plus loin dans le jeu. Les nombreux et parfois très longs dialogues sont bien écrits, qu’ils soient racontés sous forme de textes ponctués par de très jolis artworks, ou dans les magnifiques cinématiques, qui font penser à Final Fantasy avec une touche subtile de Cell-Shading afin de conserver un certain style imposé par les précédents épisodes de la série. La cerise sur le gâteau, les voix des personnages ne sont pas énervantes et ridicules comme il en est trop souvent le cas dans les RPG. En effet, elles sont même assez convaincantes. Par contre, je mets une mise en garde visant les « bibliophobes », car il n’est pas rare de passer au-dessus de vingt minutes à lire du texte à chaque chapitre. Bien qu’il soit possible de les sauter, faire cela enlèverait beaucoup de saveur au titre.
 
 
Fire Emblem est une série de RPG tactique, ce qui signifie que les combats se jouent sur une carte divisée en carreaux et qu’il faut ainsi déplacer les personnages sur la carte pour les faire s’affronter avec les opposants. Les différents types de terrains qui peuvent nuire ou aider, et prendre une approche stratégique au jeu, aident grandement au succès. Puisque Fire Emblem est un jeu de rôle, les soldats ne sont pas de simples pions sans âme (à l’opposé de l’autre série de jeux de stratégie à succès de Intelligent System, Advance Wars). Effectivement, ils ont des idéaux, des défauts, une famille et un rôle. Maintenant, un des points qui différencie Fire Emblem des autres jeux est que lorsqu’un personnage est abattu sur le champ de bataille, il meurt pour de vrai. Plus jamais il ne se battra et plus jamais il ne dira un mot. La seule restriction à ce système est qu’un personnage influant dans le déroulement de l’histoire participera quand même aux dialogues. J’ai toujours trouvé que ce système fonctionne plus ou moins bien puisque c’est assez embêtant de perdre un guerrier dans lequel on a investi du temps pour monter de niveau, forcément au détriment d’un autre. Cela se résume souvent en un redémarrage de la console. Seulement, si on joue à Fire Emblem comme il est supposé être joué, c’est-à-dire en assumant la mort d’un personnage, notre expérience du jeu ne s’en voit qu’enrichie.
 
 
Autre marque de commerce de la série : les deux trinités des armes et de la magie qui sont la base du système de combat du jeu. C’est un concept semblable au roche/papier/ciseaux. L’épée est plus forte que la hache, la hache est plus forte que la lance et la lance est plus forte que l’épée. Pour la magie, c’est très semblable. Le feu est plus fort que le vent, le vent surpasse l’éclair et cet élément-ci bat le feu. Bien choisir son combattant et son arme avant d’attaquer est primordial, considérant le fait que l’ennemi peut nous attaquer lorsque vient son tour. Pour ajouter un élément de continuité avec l’histoire, les développeurs ont fait un ajout considérable à Fire Emblem : Path of Radiance : les Laguz. Puisqu’ils peuvent se transformer en animaux, ils ont un système bien à eux qui fonctionne très bien. Chaque Laguz a une barre de vingt points. À chaque tour, elle augmente de quatre automatiquement et de deux s’il se fait attaquer. Rendu à vingt, le Laguz se transforme en bête et entre-temps, il ne peut pas attaquer. Lorsqu’il est transformé, la barre diminue lentement et lorsqu’elle est rendue à zéro, le Laguz revient à son stade normal. Il est très payant d’être patient, puisqu’un Laguz transformé est une vraie machine à tuer. Lors des combats, il est maintenant possible d’afficher la zone couverte par l’ennemi. C’est un ajout très apprécié à la série qui devrait être utilisé dans beaucoup plus de jeux de la sorte, puisqu’il permet plus facilement de savoir où placer ses guerriers de façon sécuritaire.
 
Le passage à la 3D d’une série peut être fatal et heureusement, Path of Radiance s’en sort très bien. Cependant, certains détails de niveau technique prouvent que le passage n’a pas été aisé. Premièrement, les graphiques sont légèrement « passés date ». Rendue où elle en est, la Gamecube est capable de faire nettement mieux. Tout de même, ce n’est pas une chose de très dramatique dans une RPG tactique. C’est beaucoup plus dans les animations des combats que le titre en arrache. Elles ne sont pas très diversifiées et ne donnent franchement pas le sentiment d’assister à un combat épique digne de l’histoire, surtout lors des combats mettant en scène des unités montées. Les chevaux et les créatures ailées ont l’air d’être des statues de cire qui ne réagissent pas du tout aux alentours. Si ces bêtes avaient au moins eu la possibilité de pousser des cries, ça aurait déjà été beaucoup mieux. Mais non, les chevaux restent complètement silencieux et immobiles lorsque leur maître attaque ou se défend, tels de vrais zombies. Sur un autre ordre d’idée, il y a encore dans ce Fire Emblem une unité invincible qui vient à bout de ce qui bouge sans dommage majeur. Même si cela peut balancer la chose un petit peu, le jeu perd aussi un certain élément tactique avec un monstre de la sorte.
 
 
 
Path of Radiance est donc un excellent jeu. C’est un Fire Emblem digne de ce nom avec une histoire captivante et une jouabilité qui s’y marie bien. La plupart des défauts énumérés juste au-dessus sont plutôt mineurs puisqu’ils sont des conséquences du passage de la 2D à la 3D, chose qui n’est pas tout cuit dans le bec, et n’obstruent pas la qualité du jeu au point de le rendre médiocre. Pour son scénario et son excellente durée de vie, ce nouveau Fire Emblem mérite de prendre place dans votre librairie de jeux GameCube. J’ajouterais même que le reportage du prochain Zelda est une bonne chose puisque les possesseurs de GameCube n’ont plus aucune raison de ne pas prendre le temps de jouer à un titre qui mérite d’être essayé par tous les fans de jeux de rôle. 

+ Pour
  • - L’histoire qui est l’une des meilleures depuis quelques temps
  • - La jouabilité n’a pas changée, mais les nouveautés sont notables
  • - Même si les chances sont minces, on espère retrouver les Laguz dans un prochain épisode
  • - Les cinématiques qui sont de toute beauté
- Contre
  • - L’animation assez moyenne
  • - Les graphiques vieillots
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 8.7

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