Notre test de Chibi-Robo!
Chibi-Robo!
  • Date de sortie : 5 février 2006
  • Console :
  • Éditeur : Nintendo
  • Développeur : Skip Ltd.
Il n’y a pas à dire, Chibi-Robo, est certainement l’un des plus attachants minuscules héros à faire son entrée dans le monde imaginaire des jeux vidéo.  Mais attention, ce petit robot n’est pas qu’un simple aide ménager. Il cuisine, il défend sa demeure contre certains envahisseurs, il agit à titre de confident et devient même parfois psychologue, mais avant tout, il tente par tous les moyens de rendre les Sanderson heureux.

La famille Sanderson est, avouons-le, quelque peu dysfonctionnelle. Monsieur Sanderson, le « chef » de famille et éternel adolescent, est sans emploi et collectionne les dépenses folles reliées aux gadgets et jouets électroniques. Madame Sanderson quant à elle voit aux tâches domestiques et s’occupe tant bien que mal (merci à son mari!) des finances désastreuses de la famille. Jenny, la fille du couple, s’obstine à se prendre pour une grenouille et va même jusqu’à parler en langage « grenouille ». Fermant la marche, Tao, le chien des Sanderson, passe ses journées à souiller les planchers et à grogner contre Chibi lorsqu’il est dans les parages. La tâche sera ardue pour Chibi-Robo qui devra tenter d’aider tout ces gens à fonctionner le plus normalement possible tout en tentant de devenir le robot le mieux classé de tous ses semblables.

De par son style, Chibi-Robo a de toute évidence été développé pour le marché asiatique et plaira probablement aux joueurs désirant un jeu qui se démarque de la masse, sans pour autant révolutionner le monde du jeu.  Le langage et les mouvements des personnages sortent vraiment de l’ordinaire, même que parfois c’est trop. Si il le désire, le joueur aura la possibilité de faire ce qui lui plaît sans avoir à suivre nécessairement un « storyline » bien précis.  Constamment accompagné par son copain Telly-Vision, il pourra tout simplement décider de vaquer aux tâches ménagères des heures durant.  Toutefois, afin d’accéder aux autres pièces de la maison, il devra faire face à différents puzzles qu’il se devra de résoudre.  En recueillant plus de points bonheur et de Moolah (la monnaie des robots du coin), Chibi  montera au classement des meilleurs robots et pourra alors se payer des accessoires qui l’aideront à avancer plus efficacement dans ses tâches ménagères.  Tout le monde le sait, les robots d’aujourd’hui sont dotés d’une conscience sociale.  Et Chibi ne fait pas exception à cette règle. Il devra faire face à bien des ennemis qui, une fois éliminés, pourront être recyclés en divers articles qui l’aideront dans son aventure.  Tout au long de son périple, Chibi aura à côtoyer certains jouets qui prennent vie la nuit lorsque les humains ne sont pas présents.  De temps à autre, il aura accès à des costumes et aura avantage à faire des « poses » afin d’impressionner certains jouets et gagner des points bonheur.

 

 

Chibi, étant un tout petit robot, la demeure des Sanderson parrait bien grande et il faudra souvent envisager de longs déplacements.  Mais attention, comme tous les robots, il utilise de l’énergie pour fonctionner.  Vous devrez donc constamment vous brancher au mur afin de recharger les piles (qui... oui sont incluses !).  Au départ, l’autonomie de la pile est particulièrement agaçante tellement celle-ci est faible. Il faut constamment revenir sur nos pas afin de recharger notre petit robot. De fils en aiguilles, la pile gagnera en autonomie et de plus grands déplacements pourront enfin être envisagés.  Le rapport de grandeur de la maison versus la « petitesse » de Chibi est bien réussi et on réalise rapidement que notre robot est bien petit dans un si grand environnement.  Petit point désagréable : notre petit robot sympathique travaille ardemment jour et nuit, mais doit inévitablement faire un retour à sa base entre les deux, chaque période du jour étant chronométrée.  Bien souvent, nous devrons interrompre une tâche ou un long déplacement par simple manque de temps.  Le retour à la base n’est d’aucune utilité et aurait dû être « coupé au montage ».

 

 

Pour pallier au fait que la pochette et que le très esthétique livret entièrement bilingue et tout en couleur donnent une excellente première impression, le jeu ne présente malheureusement aucune introduction.  On passe donc directement au menu dépourvu de tout « fla-fla » qui nous offre la possibilité de débuter une nouvelle partie, en continuer une, ou d’accéder aux options.

 

En moins de deux, nous voici donc en cours de partie.  Première déception : nous devons faire face à une i-n-t-e-r-m-i-n-a-b-l-e cinématique qui verra à mettre l’histoire en place.  Deuxième déception : impossible de la passer.  Après de longues minutes de cinématiques donnant l’impression qu'on a affaire à une vieille version de console Nintendo, nous voici enfin aux commandes du sympathique et « tout cuuuute » Chibi.  Les commandes sont plutôt bien disposées et on aura vite fait de les maîtriser.  En cours de jeux, la présentation graphique n’a rien à envier à bien des titres récemment disponibles sur Gamecube.  Hormis les cinématiques, tout est fluide : les mouvements des personnages sont parfaits et les textures des décors le sont tout autant.  Les contrôles sont bien disposés et faciles à maîtriser.  De temps à autre, j'aurais aimé que Chibi puisse se déplacer un peu plus rapidement.

 

 

D’après ce que j’ai pu remarquer, les Sanderson doivent certainement habiter tout près de la ville des Sims; leur langage coloré ressemble à tout sauf à l’un des 5 000 langages et dialectes répertoriés sur Terre. Au départ, j’ai plutôt trouvé ça original et rafraîchissant, mais après quelques minutes, la magie s’est envolée et cela finit par nous taper sur les nerfs.  Notre compagnon Telly-Vision a souvent tendance à répéter les mêmes choses et il devient redondant et surtout impossible de passer par dessus ce qu’il a à nous dire.  Je n’ai sincèrement aucun intérêt à me faire systématiquement répéter le nombre de fois que j’ai sauvegardé ma partie.

 

Les musiques qui accompagnent Chibi sont très à propos, originales et s’ajustent à la situation de jeu.  Par exemple, lorsque Chibi frotte le plancher avec sa brosse à dents, chaque mouvement est accompagné d’un son de guitare très amusant.  Ou encore quand il se déplace, le son de la musique va varier en fonction de la surface sur laquelle il marche. Très original!

Chaque mouvement est accompagné d’un son de guitare très amusant ! 

Si l’on suit le « storyline » et qu'on ne perd pas trop de temps, le joueur pourra facilement passer au travers de Chibi Robo en un peu moins d’une vingtaine d’heures, ce qui est tout de même très bien. Par contre, une fois l’histoire terminée, je ne vois aucun intérêt à recommencer une nouvelle partie.  Un mode multijoueur aurait pu ajouter en longévité.  Autre point très important : si on veut suivre le « storyline », il est primordial d’avoir de bonnes bases en anglais.  Le langage imaginaire utilisé par les personnages ne sera d’aucune utilité et tous les innombrables et interminables sous-titres sont affichés dans la langue de Shakespeare. Comme le jeu semble être destiné à un public très ciblé de 10 à 14 ans, je doute qu’à cet âge, les joueurs francophones aient une connaissance de l’anglais suffisante pour suivre le déroulement du jeu adéquatement. Quoi que ce soit exactement de cette façon que j’aie appris à comprendre et à parler l’anglais.
 
Définitivement, Chibi Robo est destiné à un public averti qui désire un jeu différent et qui se démarque de la masse.

+ Pour
  • L'originalité
  • Les sons et musiques
- Contre
  • Les interminables sous-titres qui ne peuvent être passés
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 7.7

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